12.04.2008

La note stratégique de l'Elysée contre François Bayrou

Voici la note publiée par le Journal Le Monde. On comprend fort bien les raisons qui poussent certains sénateurs à quitter le Modem pour rejoindre les rangs de la majorité présidentielle. Les éléctions senatoiriales approchent....Réagissez.

LEMONDE.FR | 10.04.08 | 17h20

Voici le contenu intégral de la note interne adressée par un de ses conseillers politiques au chef de l'Etat. Celle-ci a été rédigée avant la réunion qui s'est tenue mercredi 9 avril à l'Elysée, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à laquelle participaient des responsables de l'UMP, du Nouveau Centre, du Parti radical, du Forum des républicains sociaux, de la Gauche moderne, des Progressistes, ainsi que Jean-Marie Cavada et Michel Mercier, en vue de constituer un "comité de liaison de la majorité présidentielle".

1) Plusieurs mouvements récents dans la famille centriste sont à noter.

Votre proposition à Michel Mercier pour appartenir officiellement à la Majorité présidentielle a sans doute été un déclencheur puisque le président du groupe UC du Sénat ne s'en est pas caché.

Les ministres centristes (Hervé Morin, Valérie Létard, André Santini – Christian Blanc se tient à l'écart) ont alors redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre. Le petit groupe prêt à le faire atteindrait aujourd'hui le tiers de l'effectif.

Depuis le lendemain des élections municipales, Michel Mercier a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem.

Jean Arthuis, dans une interview au Journal du dimanche, est venu s'aligner pratiquement mot pour mot sur la position de Michel Mercier.

Thierry Cornillet, député européen centriste, que vous avez reçu, a de son côté publié un manifeste pour le Centre qui constitue à la fois une proposition et une analyse pertinente de la situation : le Nouveau Centre ne recrutera pas plus, par contre il est possible de retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou.

Dans le même temps, de nombreux élus dans le Grand Ouest, maires de petites villes (Douarnenez, Concarneau, Landerneau, Quimperlé) ne s'affilient pas au Nouveau Centre mais se réclament de l'Union centriste. Pierre Méhaignerie, comme il vous l'a d'ailleurs dit, les encourage dans ce sens. S'ils ne veulent pas venir à l'UMP, il préfère qu'ils n'aillent pas non plus au Nouveau Centre.

2) Derrière ces mouvements variés, plusieurs constantes peuvent nous permettre de continuer à compter sur l'ensemble de la famille centriste pour la recherche d'une majorité au Sénat et d'une majorité au Congrès.

Michel Mercier souhaite sincèrement être ministre et reste très intéressé par la possibilité pour un parlementaire de retrouver son siège directement comme l'avant-projet de loi constitutionnelle le prévoit.

Jean Arthuis veut conserver la présidence de la commission des finances en septembre prochain.

Pierre Méhaignerie veut rester la référence centriste au sein de l'UMP.

Enfin, il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez, sans pour autant apporter tout cela au Nouveau Centre.

En conclusion, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le Nouveau Centre et le MoDem.

3) Il est clair que, depuis plusieurs semaines, cette analyse a été faite par Jean-Louis Borloo et son secrétaire général, Laurent Hénart. Le ministre d'Etat multiplie les entretiens et les déjeuners avec l'ensemble de cette mouvance et tente, en vain jusque-là, de la fédérer à son profit.

Dans ce contexte, la réunion que vous présidez [mercredi 9 avril] avec la majorité présidentielle n'en est que plus opportune.

Lettre ouverte à Nicolas SARKOZY d'une militante du Mouvement Démocrate

Marc Decoster délégué cantonal (Plouescat) vous invite à signer la pétition en allant sur le site : http://modemvarois.over-blog.com/article-18643909.html



Chantal PORTUESE


A

Nicolas Sarkozy, Président de la République Française

Monsieur le Président,

Depuis des mois il n'est un secret pour personne que vous souhaitez l'anéantissement de François Bayrou et du Mouvement Démocrate qu'il a initié au lendemain des Présidentielles alors que près de 19 % de français avaient choisi une autre proposition que l'offre d'un système binaire médiatisé à outrance.

Nous sommes environ 60 000 citoyens français à avoir choisi de nous investir dans ce Mouvement, en conscience, dans un esprit constructif, pour un projet de société qui nous semble plus à même de répondre aux besoins des générations futures. C'est notre choix. C'est notre droit.
Nous ne sommes pas une secte dont François Bayrou en serait le gourou comme certains se plaisent à le laisser entendre. De telles assertions étant ridicules et insultantes pour nous, citoyens engagés. Nous sommes des femmes et des hommes responsables capables de raisonner, de réfléchir, d'agir et de nous exprimer librement.

Vous avez été élu au suffrage universel et à ce titre vous représentez l'ensemble des citoyens français qu'ils aient ou non voté pour vous, qu'ils appartiennent ou non à une formation politique fût-elle éloignée de la vôtre.
Vous vous devez de respecter leurs choix, leurs orientations politiques.
Vous êtes le garant des principes républicains et d'une nécessaire neutralité quant aux formations politiques.

Vous vous devez de nous respecter, nous citoyens actifs qui nous engageons pour la plupart pour la première fois dans la vie politique, sans expérience mais avec enthousiasme et détermination. Nous ne sommes pas des militants gadgets qui se sont réveillés pour nous rendormir aussitôt. Notre engagement est murement réfléchi et en cela, il sera durable et solide, malgré les difficultés rencontrées.

Nous sommes en éveil et actifs!

Aussi,

Nous condamnons avec force vos méthodes pour détruire François Bayrou en cherchant à démanteler le Mouvement Démocrate.

Vous attirez habilement députés, sénateurs, et autres cadres plus soucieux de leur avenir personnel que de l'intérêt général, bafouant ainsi leurs propres convictions et les valeurs dont ils se prévalaient. On peut les comprendre, la plupart en fin de carrière, jouent leur va-tout pour tenter de sauver lcette fin de carrière. C'est regrettable pour le Mouvement Démocrate, décevant pour son Président, mais profitable à terme pour l'émergence d'une vraie génération politique nouvelle qui donnera de l'oxygène à notre Pays en pleine asphyxie.

Non content d'avoir interféré dans la campagne des municipales à Pau pour poursuivre votre dessein commencé plusieurs mois plus tôt, vous prenez de votre temps et de votre énergie, vous, Président de la République, pour réunir ce mercredi 9 avril à L'Élysée (temple de la République et de tous ses citoyens), les responsables des formations politiques inféodées et soumises à votre seule volonté, avec le seul objectif de structurer et d'organiser la chute de François Bayrou, programmée il y a au moins un an. Cette réunion venant juste après une note de l'un de vos conseillers politiques, listant les éléments qui pourraient fragiliser le Président du MoDem, vous ne pouviez être plus clair sur vos intentions.

N'y a-t-il pas, en France, de problèmes plus importants à régler, que ne vous persistiez à élaborer de telles stratégies visant à détruire politiquement un homme?

Les conseillers qui sont à votre service, à vous Président de la République, ne sont-ils pas payés par l'ensemble des citoyens français pour des tâches qui ne doivent relever que du seul intérêt de l'Etat ? Est-ce cohérent avec les économies que vous préconisez ?

Est-il normal qu'un Président de la République se mêle de la « chose » politique en distillant des divisions au sein d'une formation en pleine construction ?

N'avez-vous pas dit que vous serez le Président de TOUS les français ? N'y sommes-nous pas inclus, nous adhérents du Mouvement Démocrate? Sommes-nous les ennemis de la République ? Sommes-nous des citoyens de seconde zone pour avoir choisi ce parti mené par François Bayrou?

Aujourd'hui, Monsieur Le Président, avec tout le respect que l'on doit à votre fonction, que l'on vous doit à vous, nous vous disons: « il y en a marre! ». Les français attendent de leur Président qu'il réponde à leurs problèmes et conduise les réformes pour lesquelles ils l'ont élu et non pas pour tuer le pluralisme politique qui plus est, contre un homme. Personne n'est dupe de ce genre de manœuvres.

L'Education, le pouvoir d'achat, le mal-logement, la Santé, le développement durable, les retraites, l'Emploi, la croissance, les déficits publics, etc, etc...votre tâche est immense, ne gaspillez pas votre temps et votre énergie, ailleurs, inutilement, car nous existerons et nous nous renforcerons quoi que vous fassiez.

Même si vous n'étiez pas notre choix politique aux Présidentielles, nous ne souhaitons pas votre échec. Nous espérons, pour la France, vous voir réussir dans cette difficile mission, et ce, dans le respect de l'expression de toutes les formations politiques, y compris celle du Mouvement Démocrate incarné par François Bayrou.

Chantal Portuese, adhérente N° 364 , Conseillère Nationale du Mouvement Démocrate

14.03.2008

Guipavas : Entre le TOUT SOCIALISTE et la liste Pailler/Habasque

Les Guipavasiens doivent faire le choix de la liste Arc en Ciel pour AGIR POUR L'AVENIR de Guipavas

La liste Guipavas Arc en Ciel (GAEC) sur laquelle figurent plusieurs membres du MoDem repart pour le second tour.

Entre la liste du Parti socialiste et celle du maire sortant Pailler/Habasque, Guipavas Arc en Ciel est une liste de génération nouvelle. Face à un PS hégémonique et une liste de droite au bilan désastreux, Guipavas Arc en Ciel (GAEC) a fait le choix de l’indépendance et de la détermination d’une vraie représentation des Guipavasiens.

Les années qui viennent feront de Guipavas, seconde ville de BMO, une ville très différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Rechercher à bien vivre à Guipavas tout en se projetant dans l’avenir, dans le respect de ce que sont les habitants de la ville c’est porter la liste conduite par Michel Kerjean (Divers Gauche) et Emmanuel Morucci (Modem) au succès dimanche prochain. Elle seule, peut permettre une véritable représentation des Guipavasiens.

Entre le tout socialiste et l'héritage du passé


En effet, voter pour la liste socialiste c’est donner un blanc seing à BMO. Les socialistes sont déjà ultra majoritaires dans la communauté urbaine. Ils imposeront ce qu’ils voudront aux Guipavasiens sans concertation (y compris la fusion des communes. C'est-à-dire faire de Guipavas un nouveau quartier de Brest) et le vrai maire de Guipavas ne sera pas A. Queffellec mais F. Cuillandre. Avec Queffellec les Guipavasiens auront le TOUT SOCIALISTE : ville, canton, Brest, BMO, Département, Région. Il n'y aura plus de place pour la diversité et l'expression des autres formes de pensée. La pensée sera unique.

En cumulant les fonctions de maire et de vice président de BMO monsieur Queffelec sera aux ordres des décisions de l’appareil socialiste mais pas de la population qu’il est déjà sensé représenter puisque élu sortant. Avec les socialistes, la concertation affichée ne sera que de façade. Ce qui se passe au Froutven, à Kermeur –Coataudon, à Kerafur sont significatifs du laissé faire par les élus sortants de l’opposition.

Quand au maire sortant, il ne laisse pas un bilan brillant. Sa liste, conduite en apparence, par son « remplaçant » Jean Habasque n’a pas reçu l’agrément de la population avec seulement 33% des voix. C’est peu pour une liste héritière d’une municipalité sortante. L’absence de projet municipal et communautaire, l’incapacité à se projeter dans l’avenir, le déficit de politique en direction de la jeunesse, de culture, de social, de soutien aux associations et aux forces économiques de la ville, l’incapacité à la concertation, font que cette liste ne correspond pas aux aspirations des Guipavasiens qui veulent tout autre chose. On savait la forme autoritaire qui présidait à l'organisation de cette liste. Actuellement elle se déchire. Certains de ses membres et pas des moindres annoncaient hier leur intention de se retirer.

La seule chance de changement à Guipavas c'est la liste Arc en Ciel


Voter pour la liste Arc en Ciel conduite par Michel Kerjean et Emmanuel Morucci c’est donner un nouveau style a la façon de faire la politique locale. C’est mettre aux bonnes fonctions les bonnes personnes. C’est élire une liste, soutenue de plus en plus largement, dont les membres soudés, s’entendent bien. Engagés, Femmes et hommes de conviction, tous sont ouverts à la concertation, à la démocratie participative et à l’idée qu’il faut placer la personne au cœur du projet municipal. Ils representent l'avenir et la représentation de Guipavas.

De plus voter massivement pour la liste Arc en ciel c’est se donner la chance qu’il y ait des élus centristes à la mairie de Guipavas et la seule chance, maintenant, qu’il y ait au moins un représentant du Modem à siéger à l'assemblée de BMO.

28.02.2008

Il va y avoir un accident

«Il va y avoir un accident !» a dit François Bayrou. Pour le président du Modem, les ponts sont coupés entre Nicolas Sarkozy et le peuple. Le Modem craint que la France ne connaisse une crise sans précédent. A lire un dossier édifiant dans le nouvel observateur de cette semaine.

Le président du MoDem n'exclut pas de grandes manifestations de rue ou une révolte des parlementaires. Dans cette perspective, il croit plus que jamais nécessaire une «alliance des reconstructeurs», sorte de néo-Front républicain qui rassemblerait la gauche socialiste, le centre et la droite gaulliste, dont Alain Juppé, son voisin bordelais, est à ses yeux le chef naturel. «Ce n'est pas une question de gauche ou de droite, c'est la République qui est en cause», martèle-t-il, fidèle à son credo. Mais François Bayrou se redit incapable d'écrire le scénario de l'affrontement inédit qu'il sent poindre : celui qui devrait mettre aux prises un président qui croit avoir tous les droits à des Français qui croient génétiquement à l'Etat de droit.

Extraits :
Le premier, j'ai dit que Nicolas Sarkozy représentait une menace pour les valeurs de la République. Aujourd'hui, je ne sais pas ce qui va arriver.» A l'heure de la grande désillusion des Français à l'égard de leur président, François Bayrou apparaît paradoxalement comme sonné : il ne pensait pas que les faits lui donneraient aussi rapidement et aussi profondément raison !
Pendant la campagne présidentielle, il n'a pas ménagé le candidat Sarkozy, brocardant ses rapports incestueux avec l'argent, les patrons, les médias, stigmatisant son alignement sur George Bush. En regard, les principaux leaders de la gauche apparaissaient presque indulgents, comme fascinés par la bête politique qu'est aussi Sarkozy. Aujourd'hui, Bayrou le précurseur ne peut que constater que tout le monde communie dans la sarkophobie. «Ca ne peut pas durer comme ça pendant cinq ans, laisse-t-il tomber. Il va y avoir un accident. Quand les ponts se rompent entre un président et un peuple, il se produit forcément quelque chose.» Quelque chose de «thermonucléaire», glisse-t-il un peu plus tard, aussi sûr que la France va connaître une déflagration qu'incapable d'en préciser la nature.
François Bayrou en concluait que si le rejet de Nicolas Sarkozy était profond dans les élites, il ne touchait pas encore fortement, en dépit de ce que disaient les sondages, les Français d'en bas. Mais ce samedi, alors qu'il parcourait les artères du centre-ville, les Palois sont tombés sur lui en avalanche : «Ils sont au moins dix à m'avoir dit leur désaccord avec la décision de Sarkozy de contourner le Conseil constitutionnel sur la rétention de sûreté. Ce qui se passe est de l'ordre des gouttes d'eau qui font déborder le vase.»

Plus que quiconque, le président du MoDem comprend les raisons de la disgrâce présidentielle. «Un chef de l'Etat doit rassurer, incarner, défricher l'avenir, souligne-t-il. Or Sarkozy fait le contraire de tout ça.» La Ve République est morte ! Dans l'état gazeux où se trouve la France, c'est sa seule certitude : les institutions ne survivront pas à l'expérience Sarkozy. «La preuve est faite qu'il n'y a pas de garde-fou.» François Mitterrand a dit un jour que la Ve République avait été dangereuse avant lui et qu'elle le serait après lui. Comme Mitterrand, François Bayrou juge que la Ve République exige un «président sage» tant il est doté de nombreux pouvoirs. Aujourd'hui, le côté forcené du nouveau président menace tout l'édifice constitutionnel : personne ne peut y faire obstacle.

24.02.2008

Casse toi pauvre con.

Le président s`énerve au Salon de l`agriculture.

La visite du chef de l`Etat au Salon de l`agriculture le 23 février a été marquée par un échange d`invectives entre un visiteur et le président, filmé par Youpress et diffusé par Le Parisien.fr. Le président prenait un bain de foule quand un homme, refusant de serrer la main à Nicolas Sarkozy, lui a lancé: "ah non, touche-moi pas". "Casse-toi alors, pauvre con", a répliqué le chef de l`état. David Martinon, porte-parole de l`Élysée, a déclaré n`avoir aucun commentaire à faire sur ce nouvel incident. Le 6 novembre, un marin-pêcheur du Guilvinec avait insulté Nicolas Sarkozy, qui lui avait proposé de descendre pour s`expliquer.
Sources : NouvelObs