14.03.2008
Guipavas : Entre le TOUT SOCIALISTE et la liste Pailler/Habasque
Les Guipavasiens doivent faire le choix de la liste Arc en Ciel pour AGIR POUR L'AVENIR de Guipavas
La liste Guipavas Arc en Ciel (GAEC) sur laquelle figurent plusieurs membres du MoDem repart pour le second tour.
Entre la liste du Parti socialiste et celle du maire sortant Pailler/Habasque, Guipavas Arc en Ciel est une liste de génération nouvelle. Face à un PS hégémonique et une liste de droite au bilan désastreux, Guipavas Arc en Ciel (GAEC) a fait le choix de l’indépendance et de la détermination d’une vraie représentation des Guipavasiens.
Les années qui viennent feront de Guipavas, seconde ville de BMO, une ville très différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Rechercher à bien vivre à Guipavas tout en se projetant dans l’avenir, dans le respect de ce que sont les habitants de la ville c’est porter la liste conduite par Michel Kerjean (Divers Gauche) et Emmanuel Morucci (Modem) au succès dimanche prochain. Elle seule, peut permettre une véritable représentation des Guipavasiens.
Entre le tout socialiste et l'héritage du passé
En effet, voter pour la liste socialiste c’est donner un blanc seing à BMO. Les socialistes sont déjà ultra majoritaires dans la communauté urbaine. Ils imposeront ce qu’ils voudront aux Guipavasiens sans concertation (y compris la fusion des communes. C'est-à-dire faire de Guipavas un nouveau quartier de Brest) et le vrai maire de Guipavas ne sera pas A. Queffellec mais F. Cuillandre. Avec Queffellec les Guipavasiens auront le TOUT SOCIALISTE : ville, canton, Brest, BMO, Département, Région. Il n'y aura plus de place pour la diversité et l'expression des autres formes de pensée. La pensée sera unique.
En cumulant les fonctions de maire et de vice président de BMO monsieur Queffelec sera aux ordres des décisions de l’appareil socialiste mais pas de la population qu’il est déjà sensé représenter puisque élu sortant. Avec les socialistes, la concertation affichée ne sera que de façade. Ce qui se passe au Froutven, à Kermeur –Coataudon, à Kerafur sont significatifs du laissé faire par les élus sortants de l’opposition.
Quand au maire sortant, il ne laisse pas un bilan brillant. Sa liste, conduite en apparence, par son « remplaçant » Jean Habasque n’a pas reçu l’agrément de la population avec seulement 33% des voix. C’est peu pour une liste héritière d’une municipalité sortante. L’absence de projet municipal et communautaire, l’incapacité à se projeter dans l’avenir, le déficit de politique en direction de la jeunesse, de culture, de social, de soutien aux associations et aux forces économiques de la ville, l’incapacité à la concertation, font que cette liste ne correspond pas aux aspirations des Guipavasiens qui veulent tout autre chose. On savait la forme autoritaire qui présidait à l'organisation de cette liste. Actuellement elle se déchire. Certains de ses membres et pas des moindres annoncaient hier leur intention de se retirer.
La seule chance de changement à Guipavas c'est la liste Arc en Ciel
Voter pour la liste Arc en Ciel conduite par Michel Kerjean et Emmanuel Morucci c’est donner un nouveau style a la façon de faire la politique locale. C’est mettre aux bonnes fonctions les bonnes personnes. C’est élire une liste, soutenue de plus en plus largement, dont les membres soudés, s’entendent bien. Engagés, Femmes et hommes de conviction, tous sont ouverts à la concertation, à la démocratie participative et à l’idée qu’il faut placer la personne au cœur du projet municipal. Ils representent l'avenir et la représentation de Guipavas.
De plus voter massivement pour la liste Arc en ciel c’est se donner la chance qu’il y ait des élus centristes à la mairie de Guipavas et la seule chance, maintenant, qu’il y ait au moins un représentant du Modem à siéger à l'assemblée de BMO.
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28.02.2008
Il va y avoir un accident
«Il va y avoir un accident !» a dit François Bayrou. Pour le président du Modem, les ponts sont coupés entre Nicolas Sarkozy et le peuple. Le Modem craint que la France ne connaisse une crise sans précédent. A lire un dossier édifiant dans le nouvel observateur de cette semaine.
Le président du MoDem n'exclut pas de grandes manifestations de rue ou une révolte des parlementaires. Dans cette perspective, il croit plus que jamais nécessaire une «alliance des reconstructeurs», sorte de néo-Front républicain qui rassemblerait la gauche socialiste, le centre et la droite gaulliste, dont Alain Juppé, son voisin bordelais, est à ses yeux le chef naturel. «Ce n'est pas une question de gauche ou de droite, c'est la République qui est en cause», martèle-t-il, fidèle à son credo. Mais François Bayrou se redit incapable d'écrire le scénario de l'affrontement inédit qu'il sent poindre : celui qui devrait mettre aux prises un président qui croit avoir tous les droits à des Français qui croient génétiquement à l'Etat de droit.
Extraits :
Le premier, j'ai dit que Nicolas Sarkozy représentait une menace pour les valeurs de la République. Aujourd'hui, je ne sais pas ce qui va arriver.» A l'heure de la grande désillusion des Français à l'égard de leur président, François Bayrou apparaît paradoxalement comme sonné : il ne pensait pas que les faits lui donneraient aussi rapidement et aussi profondément raison !
Pendant la campagne présidentielle, il n'a pas ménagé le candidat Sarkozy, brocardant ses rapports incestueux avec l'argent, les patrons, les médias, stigmatisant son alignement sur George Bush. En regard, les principaux leaders de la gauche apparaissaient presque indulgents, comme fascinés par la bête politique qu'est aussi Sarkozy. Aujourd'hui, Bayrou le précurseur ne peut que constater que tout le monde communie dans la sarkophobie. «Ca ne peut pas durer comme ça pendant cinq ans, laisse-t-il tomber. Il va y avoir un accident. Quand les ponts se rompent entre un président et un peuple, il se produit forcément quelque chose.» Quelque chose de «thermonucléaire», glisse-t-il un peu plus tard, aussi sûr que la France va connaître une déflagration qu'incapable d'en préciser la nature.
François Bayrou en concluait que si le rejet de Nicolas Sarkozy était profond dans les élites, il ne touchait pas encore fortement, en dépit de ce que disaient les sondages, les Français d'en bas. Mais ce samedi, alors qu'il parcourait les artères du centre-ville, les Palois sont tombés sur lui en avalanche : «Ils sont au moins dix à m'avoir dit leur désaccord avec la décision de Sarkozy de contourner le Conseil constitutionnel sur la rétention de sûreté. Ce qui se passe est de l'ordre des gouttes d'eau qui font déborder le vase.»
Plus que quiconque, le président du MoDem comprend les raisons de la disgrâce présidentielle. «Un chef de l'Etat doit rassurer, incarner, défricher l'avenir, souligne-t-il. Or Sarkozy fait le contraire de tout ça.» La Ve République est morte ! Dans l'état gazeux où se trouve la France, c'est sa seule certitude : les institutions ne survivront pas à l'expérience Sarkozy. «La preuve est faite qu'il n'y a pas de garde-fou.» François Mitterrand a dit un jour que la Ve République avait été dangereuse avant lui et qu'elle le serait après lui. Comme Mitterrand, François Bayrou juge que la Ve République exige un «président sage» tant il est doté de nombreux pouvoirs. Aujourd'hui, le côté forcené du nouveau président menace tout l'édifice constitutionnel : personne ne peut y faire obstacle.
09:57 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem, Guipavas, Brest, BMO, Landerneau, landivisiau, plouguerneau
13.02.2008
Les Années Perdues
La chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages est le signe d’une défiance grandissante dans le pays.
Il y a 11 mois, devant la progression constante de François BAYROU dans les sondages, nous écrivions dans ce même blog (« Le Mouvement BAYROU : Rupture et Confiance ») :
« Pour celles et ceux qui ont suivi F.Bayrou… il y a seulement la cohérence d’un mouvement en marche, un mouvement de rupture, un mouvement de confiance.
Un mouvement de rupture :
Les Français comprennent qu’au-delà de son programme par rapport à l’emploi, les entreprises, l’école, l’exclusion, l’environnement, l’Europe, l’endettement du pays,….F.Bayrou propose surtout un projet de rupture avec l’alternance rituelle gauche/droite, strictement paralysante pour le pays.
Un mouvement de confiance :
-Quand on leur dit la vérité ;
quand on leur explique les enjeux des réformes à réaliser ;
quand on leur propose des mesures justes ;
les Français se sentent respectés, et ils reprennent confiance.
-Quand on leur dit que, à l’avenir, tous les partis politiques (réalisant plus de 5 % des voix) seront représentés au Parlement, les Français se disent qu’ils vont être écoutés, et ils reprennent confiance.
-Quand on leur dit qu’il ne sera plus possible d’accroître la dette du pays, parce l’interdiction de voter des budgets en déficit sera inscrite dans la Constitution, les Français sont moins inquiets pour l’avenir de leurs enfants, et ils reprennent confiance.
-Quand on leur explique que les promesses électorales sont d’un autre âge politique, qu’il faut avoir les moyens de les tenir, les Français comprennent, respectent l’honnêteté du candidat, et ils reprennent confiance.
A travers les ruptures qu’il propose, F.Bayrou veut combattre la désespérance des Français. Ces derniers sont de plus en plus nombreux à comprendre son message d’espoir »
Que se passe t’il en ce début de Févier 2008 ?
Avec une grande déception et une lassitude « politique » quasi poignante, les Français constatent deux choses importantes :
1-La « rupture » n’a pas eu lieu :
-Les hostilités «gauche-droite » systématiques et paralysantes se perpétuent.
-Les revendications fortes et médiatisées obtiennent une satisfaction immédiate : Pêche, Taxis, Bar-tabac,…
2-Le retour à la confiance n’a pas eu lieu :
-Les Français savent aujourd’hui que le Candidat n’ avait pas dit la vérité en ce qui concerne la capacité du Président à améliorer leur pouvoir d’achat.
-Les Français savent que toutes les sensibilités politiques du pays ne sont pas représentées dans leur Assemblée Nationale, et que de plus, celle-ci n’a plus de pouvoir.
-Les Français savent que la dette du pays ne cesse de s’accroître. Le Président lui-même avoue que « les caisses sont vides » ! Les Français comprennent qu’on ne leur dit pas la vérité sur les efforts de redressement un jour (prochain) nécessaires.
-Les Français savent que les promesses électorales sont par nature douteuses. Une communication forte, organisée sur la durée (5 ans), d’essence sécuritaire, avait convaincu beaucoup de Français que, cette fois, ça changerait !
Or, que constatent-ils au bout de neuf mois ?
Le pays, encalminé par la querelle « gauche-droite », orphelin d’un projet politique enthousiasmant et cohérent, dirigé en fonction des résultats des sondages et des élections à venir, est immobile.
De plus en plus de Français ont l’impression que le bail de cinq ans qu’ils ont volontiers signé le 6 mai 2007, sera une nouvelle période « d’Années Perdues » pour le pays.
Nicolas Sarkozy avait pour première priorité de rétablir la confiance. C’est un échec.
Faire seulement ce constat n’avance à rien.
Mais rappelons nous pour l’avenir : il n’y a pas de politique efficace sans vérité, sans explication des enjeux, sans efforts partagés, sans justice et solidarité.
Jean Louis Lossouarn
08:06 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, Brest, finistère, bretagne
28.01.2008
Jean Jestin candidat du MoDem
Il y aura un candidat du MoDem dans le canton de Lesneven. Jean Jestin a décidé de se présenter. l'équipe du Modem de la 5eme circonscription lui présente ses voeux et ses encouragements. Bravo Jean.
Le Modem va présenter plusieurs de ses candidats dans les cantons de la circonscription dans les jours venir.
10:40 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem lesneven, finstère, Brest, Municipales, cantonales, BMO, guipavas
27.01.2008
Interview de François Bayrou (hebdomadaire l'Express)
À quoi pouvez-vous servir aujourd’hui ?
À y voir le plus clair possible sur ce que la France est en train de vivre. Et à préparer un autre projet de société.
- Comment définiriez-vous le Sarkozysme ?
- D’abord un projet politique : l’alignement de la France, le plus vite possible, sur le modèle de société qui domine la mondialisation, le modèle américain. Ensuite, une conception du pouvoir, qui tire la fonction présidentielle vers le star system, la société du spectacle, et la connivence avec les puissants, les plus riches et les plus célèbres. Et au fond, sur ces deux points, je défends l’exact contraire : contre le modèle dominant dans le monde, l’avenir du modèle républicain français, et contre le pouvoir spectacle, la confiance aux citoyens.
- À quoi identifiez-vous le modèle américain ?
- On dit américain pour faire image. Mais ce modèle avance partout. Et il a trois traits principaux. Il est inégalitaire par principe. Il est matérialiste. Et sa démocratie est dévorée par la com’, la démagogie people.
- Commençons par ce que vous appelez « l’inégalité croissante »…
- C’est un basculement de l’histoire. Depuis le milieu du dix-neuvième siècle, on vivait dans tout l’occident avec l’idée que le progrès allait faire reculer les inégalités. Et cette idée transcendait tous les clivages politiques. Mais au tournant des années 80, sans qu’on s’en aperçoive clairement, un autre modèle a pris le pouvoir, une autre idéologie, pour qui le vrai moteur du progrès, ce sont les inégalités. Il est donc vain de prétendre les faire reculer. Au contraire, il faut les légitimer ! Ainsi le monde financier fait des fortunes foudroyantes, l’imposition sur les successions disparaît, le dumping fiscal règne en maître, pour mettre ces inégalités à l’abri de l’État. Ne vous trom-pez pas : en termes matériels, ce modèle a été extraordinairement efficient. Mais, au bout du chemin, il ruine l’idée de société, du vivre ensemble.
- Quels sont les ressorts de ce modèle de société ?
- Il repose sur un système de valeurs selon le-quel l’argent est la mesure du succès. Nicolas Sarkozy le répète sans cesse : il veut « réconcilier la France avec l’argent », parce que argent = réussite. Pour séduire et dompter l’esprit des citoyens, le moyen c’est la com-munication : les politiques se comportent comme les vedettes du show-bizz, mettant en scène du pathos, des amitiés avec des vedettes, des amours en roman-photo. Le but est de détourner l’attention des citoyens, pour que, aveuglés par les flash et les projecteurs, ils ne regardent plus l’essentiel. S’y ajoute la connivence entre puissances financières, médiatiques et pouvoir politique. Là encore, le modèle est américain. Aux Etats-Unis, l’argent influence le pouvoir par le financement des campagnes. Chez nous, c’est via les groupes de médias que son influence se déploie. Je crois que Nicolas Sarkozy a très tôt compris la puissance de telles ententes et décidé de s’en faire le complice, ou l’instrument. C’est la signification de l’incroyable nuit du Fouquet’s, de l’étalage de yachts et d’avions. Pour moi, tout cela, ce n’est ni la République, ni la France.
- Vous utilisez souvent, à propos de Nicolas Sarkozy, l’adjectif « puéril ». Diriez-vous qu’il est un président puéril ?
- Parfois. S’il est une fonction qui exige la sagesse, c’est la fonction présidentielle. « Du passé, faisons table rase », on sait depuis longtemps que ça ne marche pas, même les révolutions n’y parviennent pas. J’ai entendu, par exemple, annoncer qu’on allait tout remet-tre en cause dans l’organisation de l’hôpital. Une fois de plus ! On a fait quatre ou cinq lois de suite et la dernière n’est toujours pas digérée. On va recommencer ? De même, remettre en cause les principes de la laïcité, c’est ouvrir la boîte de Pandore. Prétendre que l’on peut tout changer à la fois, entreprendre toutes les réformes en même temps, alors que la so-ciété est si complexe, cela a un côté enfantin. Montherlant a donné à l’une de ses pièces un titre tiré de la Bible : « la ville dont le prince est un enfant ». Mais le vrai texte de l’Ecclésiaste, c’est : « malheur à la ville dont le prince est un enfant. »
- Mais il redéfinit la fonction présidentielle…
- Ma vision est tout autre : la fonction prési-dentielle, ce n’est pas s’occuper de tout, mais de l’essentiel. Ce n’est pas « je communique à tout va », mais « j’inspire confiance », c’est s’arrêter pour réfléchir, c’est se protéger et pro-téger le pays contre l’actionnite désordonnée. Laisser à d’autres le court terme et penser le long terme. Ce type de président, un président sage, manque cruellement à la France.
- Quelles sont aujourd’hui vos relations per-sonnelles avec le Président ?
- Je n’ai avec lui aucun problème personnel. Je n’en ai jamais eu. Il y a des côtés de sa personnalité qu’il m’arrive de trouver sympathiques. Il le sait, je le lui ai dit. Mais j’ai un problème politique de fond qui tient aux valeurs de son projet, et à sa manière de concevoir le pouvoir. Et une divergence sur les valeurs, c’est plus grave et plus profond qu’un désaccord sur les programmes.
- Par sa parole au moins, estimez-vous que le chef de l’État provoque une rupture ?
- Je juge davantage les faits que les mots. Je sais que l’on peut mettre les mots à toutes les sauces. On peut sortir des citations époustou-flantes pour dire le contraire de ce qu’on fait. Camus a une phrase magnifique. Il dit : « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Par exemple, à quoi bon dire « politique de civilisation » quand précisé-ment on abandonne la civilisation face au ma-térialisme ambiant ? À quoi bon parler de « démocratie exemplaire » quand la réalité c’est la fin de la séparation des pouvoirs et la prise de contrôle des médias par une entente de groupes connivents ?
- En matière de politique économique, repro-chez-vous à Nicolas Sarkozy d’être trop libéral ou pas assez ?
- Ce qui domine, c’est la confusion. Il y des annonces dans tous les sens et peu de visibili-té dans sa politique économique. La vertu du libéralisme, ce sont des règles précises et ri-goureuses : la séparation des pouvoirs, l’équilibre entre les pouvoirs, l’interdiction de mélanger l’État et l’économie. Aucune de ces règles n’est respectée en France. Quand il an-nonce qu’il va faire voter une loi pour imposer aux entreprises de distribuer aux salariés un tiers de leurs profits, c’est faire comme si les entreprises étaient toutes les mêmes ! Vous voyez Total distribuer à ses salariés 4 mil-liards d’Euros ? En revanche, reporter aux calendes grecques l’effort sur le déficit et sur la dette, alors qu’il pouvait y avoir un consensus national sur cette question, c’est faire une faute. Choisir la facilité sur cette question, c’est une faute qui marquera le début du quin-quennat.
- Quand vous l’entendez affirmer à propos du pouvoir d’achat qu’il ne peut pas « vider des caisses déjà vides », traduisez-vous que l’heure du renoncement a sonné ?
- C’est simplement la revanche de la réalité face à des promesses purement et simplement intenables.
- Revendiquez-vous l’étiquette de « premier opposant à Nicolas Sarkozy » ?
- Ce genre de cliché ne m’intéresse pas. Je ne suis pas un opposant mécanique, systémati-que. Simplement, je ne cède pas un pouce de terrain, quoi qu’il m’en coûte, quand je consi-dère que l’essentiel est en jeu.
- Êtes-vous à équidistance de l’UMP et du PS ?
- Leur perpétuelle opposition est d’un autre temps. Regardez la crise des socialistes. Re-gardez la mise en scène de Blair par l’UMP. La question qui va venir, si je ne me trompe pas, est celle de la reconstruction, sur des ba-ses saines, du modèle républicain français. Et ce jour-là, il faudra des reconstructeurs venus de tous les grands courants de la démocratie française.
- Divisions à Paris, Lyon, Strasbourg… Le MoDem c’est « moins on est nombreux, plus on se dispute » ?
- C’est vrai que l’arrivée de dizaines de milliers d’adhérents nouveaux, exigeants, c’est un changement de culture. Mais pour moi, c’est un bonheur. Et dans toutes ces villes, au bout du compte, nous serons présents, autonomes et rassemblés.
- Si vous échouez aux municipales de Pau, arrêtez-vous la politique ?
- Je n’ai pas l’intention d’échouer. Mais je n’en fais pas un test national. C’est une ville à qui on ne parle pas comme à une autre. Pour vous, c’est une ville moyenne, de province. Mais pour nous, c’est une capitale, qui a une grande histoire et je crois un grand avenir. Nous, nous la regardons avec d’autres yeux. Nous avons besoin que la ville se porte bien, qu’elle vise haut. Chez nous, il y a une fierté. La ville a eu une grande histoire d’amour avec quelqu’un qui sortait de l’ordinaire, André Labarrère. Elle sait que c’est le moment pour elle d’en commencer une autre. Mais elle veut que ce soit une autre grande histoire. Pas du banal. Vous voyez, ce n’est pas de la politique comme vous l’entendez. C’est plus humain. Et je vais y mettre, ces prochaines années, toutes mes forces.
- Ségolène Royal est-elle aujourd’hui pour vous une alliée ou une rivale ?
- Ma situation n’est pas facile, la sienne non plus. Je trace un chemin nouveau. Son chemin, plus classique, est barré par une crise grave. La crise du PS est dans son nom même. Imaginez-vous un responsable du PS venir à la télé et déclarer : « l’avenir de la France, c’est le socialisme ! » Si vous ne pouvez pas prononcer une telle phrase, alors vous ne pouvez plus vous appeler Parti Socialiste… Et derrière cela, il y a la question des alliances. Pour moi, je n’ai pas ce type de question : si la désillusion est à la mesure de ce que je crois, il faudra que tous les recons-tructeurs se réunissent. Il faudra faire travailler ensemble des démocrates, des socialistes, des républicains, y compris de droite, par exemple des gaullistes qui sont aujourd’hui plein de doutes et de questions.
- Il y a un an, vous vous apprêtiez à décoller dans la campagne présidentielle. Qu’avez-vous raté pour ne pas être au second tour ?
- L’obstacle que je n’ai pas réussi à franchir, je le connais. C’est le remords du 21 avril 2002, qui pesait si fortement sur la gauche. Beaucoup d’entre eux, au fond, savaient que Ségolène Royal serait battue. Mais ils ne supportaient pas l’idée que le PS soit absent, pour la deuxième fois, du second tour. Dans l’avenir, la question se posera différemment.
- Une chose que Nicolas Sarkozy vous a apprise ?
- Le mouvement perpétuel. Mais pour aller où ?
- De Ségolène Royal ?
- Que l’image ne suffit pas.
- Une chose que vous apprend Barak Obama ?
- Si l’on veut offrir une alternative, il faut se tenir loin du système qu’on veut remplacer.
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26.01.2008
La Grande Manip
Chronique n° 3
La Rupture
Homme de droite comme Jacques Chirac, homme de l’UMP comme Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy n’avait aucune chance de se faire élire s’il n’annonçait pas un tsunami politique appelé Rupture. « Rompre avec l’immobilisme » devenait un des slogans favoris de la campagne…Mais où est la rupture ??? Sinon que le pouvoir démocratique est confisqué et que le pouvoir d’achat baisse…
Le Résistant Léonard pointe trois domaines, parmi d’autres, dans lesquels non seulement il n’y a aucune évolution favorable, mais qui connaissent plutôt une régression :
-La croissance économique
-La vie dans les banlieues
-la politique africaine
La croissance économique
Le fameux « choc de confiance » allait propulser la croissance à 3%. Nous serons plus près de 1,5% ! A vrai dire c’est la confiance qui a reçu un choc ! Elle passe de 65% à 45 % en quelques mois ! Or la confiance est sans doute le plus puissant moteur de la croissance.
Sarkozy a tout faux.
Comment pouvait-il en être autrement ? Au lieu de dire la vérité aux Français sur la situation du pays, et de leur expliquer les efforts nécessaires, voilà un homme qui fait des promesses démesurées pendant sa campagne, donne de l’argent aux plus privilégiés dès qu’il est élu et vidant ainsi pour de bon les caisses de l’Etat, se prive de toute marge de manœuvre pour investir dans l’avenir.
Sarkozy devra être tenu pour responsable d’une faute économique grave.
En effet, au lieu de distribuer l’argent que le pays n’avait pas (se rappeler le coup de force de notre nouveau président, allant expliquer aux ministres des finances européens que si on voulait un « choc de croissance » en France - qui forcément aurait des ondes salutaires en Europe - il fallait que la France s’endette bien au-delà des normes afin de distribuer de l’argent aux plus aisés - argent que ces derniers se sont empressés d’épargner…), il fallait investir massivement dans la « Recherche et le développement », afin de créer des produits nouveaux, accroître la productivité des entreprises et ainsi commencer à restaurer leur compétitivité ( Le déficit de la balance commerciale du pays s’élevait à 40 milliards d’euros au 31 décembre 2007 ! une situation gravissime …)
Une telle politique d’investissement n’intéresse pas Sarkozy. Elle n’a pas d’effet immédiat ! Pensez donc, pour les sondages ! Pour la communication ! Communiquer sur des efforts, sur de l’investissement ! Une telle ascèse ne fait pas partie de l’esprit du « Château » tourné vers le « bling-bling ». Plus grave peut-être: l’homme Sarkozy très centré sur lui (« moi je »,…) et sur l’immédiateté, a -t’il un tempérament d’investisseur ?
Sarkozy a tout faux.
Il n’a pas pris les moyens de remettre notre économie sur les rails et il a quand même de mauvais sondages !
Il pensait peut-être : «les caisses sont vides ! mais les magazines vont être pleins ! »
Ca ne marche pas non plus. Les « Feux de l’amour », les Français commencent à connaître !
La situation économique est d’autant plus grave qu’elle débouchera forcément sur un plan d’austérité qui, lui, sera supporté par tous les citoyens. Comme toujours, la « rigueur » touchera bien plus les personnes à faible revenu.
Il n’y a pas de « rupture » avec le caractère mollasson de notre économie ; il y a accentuation des difficultés économiques…C’est de la « Grande Manip » !
Les citoyens qui ont la chance, et la volonté, d’avoir le minimum d’informations qu’il est encore possible d’avoir ne sont pas rassurés…
A suivre
Le Résistant Léonard
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25.01.2008
N.Sarkozy met toute son énergie a isoler F.Bayrou
Marielle de Sarnez, candidate MoDem à la mairie de Paris, a estimé lundi sur LCI, que Nicolas Sarkozy mettait "toute son énergie" à tenter d'"isoler" François Bayrou, au lieu de "s'occuper des vrais problèmes du pays". "Je préfèrerais que Nicolas Sarkozy s'occupe des vrais problèmes du pays", a-t-elle affirmée, ajoutant : "On va avoir des gros problèmes économiques, on va avoir des lendemains qui ne vont pas du tout chanter." "Honnêtement,
pour moi, un président de la République c'est quelqu'un qui doit se concentrer sur l'essentiel,notamment sur le fait de tenir ses engagements (...), je pense au pouvoir d'achat, à l'emploi. Je préfèrerais qu'il s'attelle à ça plutôt qu'à de petites combines de toute petite politique politicienne". "Par exemple, demain" le président de la République "va à Pau pour soutenir le candidat, maire socialiste, que l'UMP a investi.Franchement, on marche sur la tête" a souligné
Marielle de Sarnez
14:18 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem
23.01.2008
Mme Davesne de St Derrien candidate du Modem aux cantonales
Mme DAVESNE demeurant à Kerhoant à St DERRIEN est candidate aux cantonales
Elle est infirmière libérale. Son remplaçant est Ernest PENN de PLOUGOURVEST. L'équipe de campagne est constituée et est composée de : Claudio PERRONE, directeur de campagne et le mandataire financier est Jean René KERRIEN
11:44 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem Guipavas, brest, BMO, landerneau, landivisiau, municipales
19.01.2008
J.Jestin candidat du Modem aux cantonales à Lesneven
J.Jestin, Maire adjoint à Lesneven, pourrait etre le candidat du Modem sur le canton de Lesneven
14:24 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem, lesneven
18.01.2008
Quelle croissance ?
La parution des préconisations de la commission Attali sur la croissance est imminente.
Dans une chronique récente, Robert Rochefort (Directeur du CREDOC) soulève un point important, rarement évoqué : « Et si la réalité- plus complexe- était qu’à la différence des économies anglo-saxonnes la France n’avait pas chevillée au corps la culture de la croissance à tout prix ».
Il est peut-être possible d’avancer encore dans le débat en distinguant la croissance potentielle et la croissance souhaitable.
La croissance potentielle (strictement économique):
Nous avons globalement un taux de croissance inférieur de un point par rapport aux autres pays « développés ». Tentatives d’explications :
-Les contraintes socio-économiques : le temps travaillé, la dette du pays, le poids de l’état, expliquent, pour partie les choses. Mais il faut aller plus loin.
-Dans notre pays de culture terrienne et catholique, par opposition à la culture commerçante et protestante des pays anglo-saxons, la croissance n’est peut-être pas un but en soi ?
-La croissance comporte un facteur psychologique, qui relève de l’espoir que l’on fonde en l’avenir. Or, revenus des grandes utopies idéologiques, le développement de l’esprit laminé par le culte de l’immédiateté et de la consommation, le progrès social contrarié par la progression des inégalités, la réponse au sens même de la vie détournée par la promotion médiatique du vide, la notion de bonheur écornée par la culture du pessimisme (regardons notre cinéma !), nous nous enfonçons dans le renoncement au « goût wéberien de l’avenir ».
Une catégorie de citoyens cultive sans doute l’espoir. Ce sont les chrétiens, puisque par définition, leur logiciel de fonctionnement repose sur l’espérance ! Mais combien de divisions disponibles pour mener le combat, sinon de l’espérance, du moins de la confiance !
La croissance souhaitable :
Comme l’argent, la croissance n’est pas un but en soi. Il faut cependant souligner qu’il ne peut y avoir de progrès social sans croissance économique.
Ce postulat posé, le taux de croissance est à moduler par beaucoup de facteurs, dont les quelques principaux sont probablement :
-La préservation d’un « Développement durable » ;
-La redistribution des fruits de la croissance (si on admet que les systèmes inégalitaires seraient les plus riches en croissance, ce qui reste à démontrer…)
-Le maintien du « temps familial » : ainsi le travail du dimanche, dans le but avoué d’accroître la croissance, pose t’il de véritables questions de société.
-La protection de « l’espace de vie » : attention à l’élimination des petits commerces des centres ville (projet Attali) ; attention à la déstructuration des zones rurales (réforme Dati de la justice de proximité, hôpitaux à suivre,…), etc
-La sauvegarde des « services publics » : dans l’intérêt des plus faibles, des plus précaires.
Ce programme de sauvegarde des « structures de vie » a un coùt, et donc, probablement, un impact sur le taux de croissance « pur ». Notre société doit faire des choix. C’est de la politique, au sens noble du terme. Faire des choix politiques exige d’en expliquer les enjeux aux citoyens. Ce n’est pas le cas. Viendront donc les frustrations, et une accélération de la défiance, et donc une diminution de la croissance.
Nous allons vers des temps sombres…
Jean Louis Lossouarn
21:42 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem Guipavas, brest, BMO, landerneau, landivisiau, municipales





