13.02.2008

"Chirac, reviens, tu es pardonné !"

Publié par le Courrier International

La plongée du président français dans les sondages n'a pas échappé à la presse européenne. Le "vaudeville" de Neuilly non plus. Revue de détail d'un impressionnant désamour.


Il y a quelques semaines à peine, le quotidien espagnol El Mundo consacrait un cahier spécial admiratif au président français. Il en faisait même sa "personnalité de l'année 2007". Un titre que son principal concurrent El País aurait préféré voir revenir roi d'Espagne, qui venait de célébrer ses 70 ans.

Deux mois plus tard, un des pères de l'Europe, le socialiste portugais Mario Soares, ancien Premier ministre et ancien président de son pays, prend la plume pour le quotidien Diário de Notícias pour un éditorial intitulé "La déception Sarkozy". "Il a fallu six mois", écrit le vieil homme, "pour que les Français si cartésiens se rendent compte que l'erratique, imprévisible et inquiétant Nicolas Sarkozy a de grandes chances d'être un désastre pour la France. Il y a même des Français pour crier aujourd'hui : 'Chirac, reviens, tu es pardonné !' En six petits mois, l'homme et son style ont été rejetés par les Français, qui déjà le méprisent."

Le quotidien britannique The Independent ne dit pas autre chose en consacrant dans son édition du 12 février un cahier spécial à cette simple question : "Quel est le problème, avec le président ?" Ou cette autre, plus cruelle encore : "Est-il à la hauteur du job ?" Dans le même genre, mais en Italie cette fois et dans les colonnes de La Repubblica, on se demande si "le super-Sarko d'il y a quelques mois ne serait pas soudain devenu un boulet pour les siens".

L'épisode de Neuilly, qualifié de "vaudeville" par tous les quotidiens, a fini par symboliser ce désamour des Français et d'une partie de la presse internationale. "On ne rigole plus", écrit Joëlle Meskens dans Le Soir de Bruxelles, "l'Elysée ne prend plus aucun risque, si ce n'est celui du ridicule".

Ridicule évoqué aussi dans les pages de La Libre Belgique, lorsque l'autre quotidien francophone de Bruxelles évoque le retrait de David Martinon de la course à la mairie de Neuilly : "Nul à Paris ne voit David Martinon maintenu très longtemps au poste de porte-parole de l'Elysée : difficile de parler au nom de quelqu'un qui, au pire, vous a laissé tomber, au mieux n'a pas empêché son propre fils [Jean Sarkozy] de vous humilier en direct devant les caméras du pays entier."

Décidément non, semble conclure La Repubblica, "le président bling-bling ne plaît plus aux Français", alors même que, pour Le Soir, "le psychodrame se poursuivait à Sarkoville".
Anthony Bellanger

16.12.2007

Les socialistes croient en l'économie de marché.

Un article publié par le Figaro (dimanche) l'annonce: François Hollande a reconnu que l'économie de marché est la forme «la plus efficace» de création de richesse, tout en critiquant le capitalisme. C 'était lors du deuxième «Forum de la rénovation».
Les socialistes et le marché ? Sujet épineux pour un parti dont une partie de ses membres reste mal à l’aise face à l’économie de marché. C’est pourtant sur ce thème qu’était organisé samedi le deuxième «Forum de la rénovation». Le premier secrétaire François Hollande s’est voulu clair : les socialistes «reconnaissent l’économie de marché», forme «la plus efficace» de création de richesses, ce qui ne les empêche pas d’être «critiques à l’égard du capitalisme».
«Nous combattons le libéralisme», a-t-il réaffirmé devant quelques centaines de responsables et militants PS réunis à la cité des sciences de La Villette à Paris. Selon lui, «les socialistes ont toujours agi en économie de marché» et «ils l’ont plutôt bien géré» quand ils étaient au pouvoir. Le premier secrétaire a d’autre part estimé que la priorité devait être donnée, dans la stratégie de croissance, à «redresser la compétitivité des entreprises», ce qui ne signifie «pas l’abandon de la politique de la demande».
Les socialistes veulent «Etre plus lucides». En pensée peut être mais en actes et en paroles cela est une autre chose. Il suffit d'écouter les nouveaux leaders du parti, Montebourg, Mélanchon, Emmanuelli, Urvoas et d'autres.
Quant au mode de développement, il s’est prononcé pour «une économie de marché sociale et écologique». Tous ces points sont «des convergences majeures» entre socialistes, a-t-il souligné. Hollande a énoncé «trois divergences à trancher» lors du prochain congrès, que ces forums de la rénovation servent à préparer. Primo : le rôle de l’Etat, certains plaidant pour «un Etat facilitateur», d’autres pour «un Etat plus présent».
Deuxième divergence : le libre échange et ses protections. Entre les deux, «il y a toutes les gradations d’une politique extérieure commerciale» et «il faut en débattre». Il a proposé de poser deux règles, celles «du juste commerce» et du «travail décent». Enfin, dernier point : la question de l’Europe. Pour certains, elle est «en soi un moyen d’engager la régulation indispensable», pour d’autres, elle est «un cheval de Troie de la mondialisation». «A quel niveau fixons-nous les curseurs» pour faire prévaloir la régulation, s’est-il interrogé.
François Hollande a estimé en conclusion qu’avec ce forum, les socialistes avaient «avancé pour être plus clairs devant les Français et plus lucides sur eux-mêmes».
Encore un effort et les socialistes placeront l'humain au coeur de leurs problématqiues politiques. Reste a savoir, maintenant qu'ils dégagent leurs perspectives ideologiques, avec qui ils choisiront de préparer les prochaines échéances. Avec Besancenot comme le propose le député anti européen et toujours noniste Emmanuelli?

23.11.2007

Le profil du futur maire

Publié par le NOUVELOBS.COM | 22.11.2007 | 09:56

Un sondage Opinionway pour le Figaro Magazine de samedi 24 novembre établit le profil du maire idéal: homme ou femme, cet élu aurait moins de 50 ans, serait expérimenté mais pas cumulard, ouvert à d'autres camps et porté sur la protection de l'environnement.

Les Français veulent un maire de moins de 50 ans, ayant une expérience politique mais n'exerçant que ce mandat et pratiquant l'ouverture.

Non-cumul des mandats

Les Français le veulent expérimenté: 50% préfèrent une personnalité ayant déjà exercé un mandat politique, 33% se prononçant pour un membre de la société civile (17% NSP).
C'est de loin la politique qui dicte les choix: 66% se disent prêts à élire un candidat proche de leurs idées, 32% pour quelqu'un dont ils apprécient la personnalité (2% NSP).
Le non-cumul des mandats est plébiscité: 74% inclinent pour quelqu'un qui n'aurait que le mandat de maire (contre 16% prêts à voter un sénateur, député ou autre).
Idem pour le panachage des listes: 76% les veulent ouvertes à des personnalités de camps différents, 17% les préférant monocolores (7% NSP).

Priorité à la protection de l'environnement

C'est le projet (79%) qui dictera les choix plutôt que le bilan du sortant (19% et 2% NSP). Un projet dont la priorité sera la protection de l'environnement (56% le mettent en tête dans une liste où 3 réponses sont possibles) devant la réduction des impôts locaux (42%) et la lutte contre l'insécurité .

31.07.2007

La Bretagne au rendez-vous de l'UDF-MoDem

Bruz, à quelques kilomètres de Rennes, a accueilli le septième rendez-vous, fixé par François BAYROU à l’adresse des militants UDF-MoDem. Plus de 700 personnes avaient fait le déplacement de tout l’Ouest pour débattre de l’avenir de notre mouvement. Les deux parlementaires d’Ile et Vilaine, le sénateur Philippe NOGRIX, le tout nouveau député Thierry BENOIT et le président national des Jeunes UDF, Jean-Yves de CHAISEMARTIN, étaient présents, aux côtés de nombreux élus locaux.

François BAYROU a tenu à souligner, tout d’abord, les excellents scores réalisés par notre famille politique, dans cette région, avec, à certains endroits, plus de 25% des voix à la présidentielle. La phrase « Comme nous savions que c’était impossible, nous l’avons fait ! », est un bon condensé et résumé de tous les événements heureux qui ont précédé le 22 Avril. Pendant tous ces mois, l’idée de faire travailler ensemble des gens de sensibilités différentes, a séduit. Il ne s’agissait pas, comme le fait Nicolas SARKOZY, de « débaucher mais de rassembler ! ».

Considérant la période actuelle que nous vivons, François BAYROU n’exprime aucun regret quant à ces choix, précisant qu’ « entre un succès arithmétique où l’on sacrifie ses idées et un moment difficile où l’on sauve ses valeurs, il ne doit y avoir aucune hésitation ! ». « Certains parlent de traversée du désert mais ce n’est pas le cas car il y a des dizaines de milliers de français qui se mettent en route, avec nous, pour faire surgir une force politique nouvelle et qui savent précisément ce qu’ils veulent. ». Pour affirmer cela, François BAYROU se base sur le fait qu’il a rencontré, en deux semaines, dans son mini tour de France, entre 5 et 6000 personnes, soit un dixième des adhérents de l’UDF- MoDem. Cela donne une idée précise des attentes, des atouts mais aussi de l’immense tâche qui est devant nous, cette « chance », dont parle notre Président national et qu’ « il ne veut pas laisser passer ! ».

Désormais, les vieilles recettes des partis politiques du passé ne peuvent plus marcher. C’est la raison pour laquelle les statuts du nouveau mouvement doivent assurer à tous de pouvoir trouver une place, en leur garantissant également des espaces pour qu’ils puissent se sentir utiles car « on vient au Mouvement Démocrate, plus pour apporter, que pour recevoir ». « Comment gérer toute cette ressource humaine ? », voilà bien un des défis à relever… Nous devrons également écrire une « charte des valeurs » pour définir très clairement ce à quoi nous croyons et ce que nous refusons. Cela sera d’ailleurs fort utile pour envisager, éventuellement, des alliances lors des prochains scrutins locaux. Enfin, une « charte d’éthique et de comportement » est indispensable après les blessures profondes et personnelles, ressenties par les militants lorsque des parlementaires changent de cap. La Bretagne a beaucoup donné et souffert de ces agissements, que ce soit en 2002 ou en 2007…

A propos de cette terre où la démocratie chrétienne a joué un rôle central et dont François BAYROU retrouve actuellement le souffle et l’esprit, il a exprimé le souhait qu’elle soit le fer de lance de ce nouveau mouvement qui devra « porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens » : c’est la définition de la démocratie qu’a exprimé Marc SANGNIER, en son temps et qui est toujours d’actualité. En écho à la phrase souvent entendue : « la fin justifie les moyens », nous préférons faire nôtre, la maxime de Gandhi : « la fin est dans les moyens, comme l’arbre est dans la graine ! ».

Après l’expression, par François BAYROU, de ces idées résumées précédemment, vînt un long temps de questions/ réponses, avec la salle. Cet échange permit à notre président national de répondre à l’interrogation de ce militant : « jusqu’où, pourrions nous déployer nos ailes ? ». Cela peut se faire, en fait, avec tous ceux qui savent que les autres chemins PS ou UMP, sont des impasses. Des personnes attachées aux notions de patrie peuvent nous rejoindre, de même que celles qui oeuvrent à une meilleure solidarité dans les banlieues, par exemple. Leurs combats sont légitimes et seront respectés au sein du MoDem. Ils se retrouveront, entre autres, dans l’affirmation que l’argent n’est pas tout, contrairement à ce qu’a affirmé, récemment, la ministre de l’économie qui souhaite le « réhabiliter ». Cela ne correspond pas aux attentes profondes des êtres humains. En fait, pour François BAYROU, « un homme politique doit donner aux autres des raisons de vivre et pas seulement des moyens de vivre ! ».

Ensuite, des militants ont alerté sur des situations spécifiques de leur fédération, dont celle de la Manche. Cela nous conforte dans l’idée qu’il y a urgence à mettre en place une organisation efficace.

Des sujets d’actualité, enfin, ont été évoqués comme la question de la carte judiciaire, la réforme des universités, la décentralisation, le logement, l’environnement ou l’avenir de l’Europe. Cela a permis à François BAYROU de reprendre les thèmes qu’il a développés lors du « grand jury » de dimanche dernier, largement repris par tous les médias.

En conclusion à cette soirée, nous retiendrons la phrase énergique, véritable cri du cœur, de ce militant de St-Malo, parodie humoristique d’une célèbre phrase historique : « Ni PS, ni UMP, MoDem suis !


(Synthèse des échanges, par Gilles ARTIGUES).

26.06.2007

200 nouveaux adhérents se réunissent à Landerneau

Le Modem a réuni 200 personnes vendredi soir à Landerneau.

Nouveaux adhérents, préinscrits et sympathisants du nouveau parti se sont retrouvés à l’invitation des candidats du Mouvement démocrate. Ils ont été accueillis par Jocelyn Joncour (Morlaix). L’objectif de cette rencontre était de faire connaissance avec les nouveaux adhérents du parti que François Bayrou à mis sur rails et de préparer les prochaines échéances de 2008 : municipales et cantonales.

l ‘Idée est d’installer le Modem dans le Finistère et de présenter partout où cela sera possible des candidats. « Nous souhaitons avoir de nombreux candidats aux élections municipales ». Pour cela les participants ont été invités à suivre l’université citoyenne du MoDem qui a pour objet de former les futurs candidates et candidats. Emmanuel Métyvier (Morlaix) en à présenté le contenu.

De son côté Jean Pierre Marc (Plougastel) a restitué les résultats du sondage auprès des nouveaux militants et en a définit les profils, centre d’intérêt et attentes politiques. Mikael Cabon (Brest) est venu, quant à lui, dire comment il voyait l’avenir de l’UDF Mouvement démocrate comme un mouvement novateur en politique et vainqueur. A l’inverse Yves pagès, le maire de Plouzané est monté à la tribune pour dire combien il lui paraissait nécessaire de rester proche de l’UMP, car élu local il devait tenir compte des accords passés avec parti.

Emmanuel Morucci (BMO-Guipavas) a terminé en disant que le "mouvement démocrate avait vocation a devenir un grand parti autonome, indépendant et libre". Libre de sa droite et de sa gauche, mais un "parti soucieux d’être à l’écoute des citoyens, un parti de proximité et de construction d’un projet politique". Le projet du modem est pour la région, pour la France et pour l’Europe. Ses structures seront mises en place à la fin de l’été de façon a ce que les listes aux municipales puissent se préparer sur un projet clair d’ouverture et de démocratie participative.

25.06.2007

Nous allons construire ce grand courant politique dont la France a besoin


Les députés MoDem défendront le pluralisme, dit François Bayrou




PARIS (Reuters) - Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, assure que les quatre ou cinq députés de son camp s'emploieront à défendre le pluralisme dans la nouvelle Assemblée nationale.
Selon lui, au moins quatre députés MoDem ont été élus dimanche : lui-même et Jean Lassalle dans les Pyrénées-Atlantiques, Thierry Benoît en Ille-et-Vilaine et un candidat à Mayotte.
"Ce chemin politique que nous avons tracé, il existe, et les électeurs sont prêts à le choisir pourvu au moins que le mode de scrutin leur laisse le choix", a déclaré l'ancien candidat de l'UDF à la présidentielle à la presse à Morlaas, près de Pau.
Pour François Bayrou, partisan d'un retour de la proportionnelle, les députés du MoDem vont "représenter à l'Assemblée nationale tous ceux qui en sont injustement écartés, qui y ont leur place et à qui le mode de scrutin ne donne pas la représentation à laquelle auraient droit tous les citoyens français".
"Nous allons représenter ce pluralisme et cette diversité pour trouver un jour un meilleur équilibre dans notre pays", a-t-il poursuivi.
"Nous allons défendre nos concitoyens et les défendre avec cette liberté d'esprit et liberté de ton qui consiste à pouvoir approuver quand on considère que c'est juste ou au contraire à désapprouver et à s'opposer quand on considère que les choses sont injustes ou vont dans la mauvaise direction", a-t-il ajouté.
François Bayrou a évoqué l'avenir du Mouvement démocrate, parti créé le 10 mai dans la foulée de la présidentielle, où il avait recueilli 18,6% des voix au premier tour.
"", a-t-il déclaré.
"Le Mouvement démocrate dans lequel des dizaines et des dizaines de milliers de Français se sont déjà engagés, on voit ce soir qu'il peut gagner, y compris au scrutin majoritaire", a encore fait valoir François Bayrou. "Il gagnera d'autant mieux quand les scrutins seront plus justes".

Notre parole sera forte à l’Assemblée

Invitée du journal de 13 heures de France Inter, Marielle de Sarnez est revenue sur les résultats du second tour des législatives. Elle a souligné que près de la moitié des Français n’étaient pas représentés à l’Assemblée à cause de notre mode de scrutin. Marielle de Sarnez a expliqué que les députés du Mouvement Démocrate seront leurs porte-parole.

20.06.2007

Les municipales se préparent au Modem

l'UDF MoDem dispose désormais d'une base solide pour s'engager dans l'action politique dans la 5e circonscription du Finistère. L'objectif d'installer un Mouvement démocrate durablement est atteint. il y a dans chacune des 40 communes des membres adhérents disposés à s'engager dans la vie municipale. Ils sont prêts à apporter leurs competences, leurs valeurs, leur indépendance d'esprit, leur comportement d'ouverture et d'écoute, leur volonté d'être au service de leurs concitoyens, de rechercher le consensus à chaque fois que cela est possible.

Lancée dès vendredi prochain, les militants et futurs candidats seront formés, à l'Ecole des cadres que le Modem ouvre sur le Finistère, intitiative de notre collegue Jocelyn Joncours, candidat aux législatives sur la circonscription de Morlaix.

Ailleurs les équipes et les projets se préparent. c'est le cas à Landerneau où le projet municipal se construit entre militants du modem. C'est le cas aussi au Relecq-Kerhuon où les discussions démarrent avec les partenaires éventuels. ailleurs les choses se précisent à Brest ville à Guipavas et à Plougastel où des listes autonomes et independantes sont en cours de constitution.

Les projets municipaux pour Brest et pour Brest Métopole Océane sont menés Mikael Cabon pour Brest Ville, par Emmanuel Morucci candidat aux élections législatives pour le canton de Guipavas par Jean Pierre Marc, suppléant de Catherine le Moan, pour celui de Plougastel.

L'objectif est pour les candidats centristes de construire une politique de cohésion et de cohérence sur l'ensemble des compétences communautaires et municipales. la proximité du terrain, l'ecoute, la prise en compte des souhaits des habitants des villes sont des priorités.

Bien sûr les listes centristes sont ouvertes à tous ceux qui qui partagent ces priorités et les valeurs mises en avant par François Bayrou et le Mouvement démocrate lors des élections présidentielles et législatives. (contact : morucci.emmanuel@wanadoo.fr)

Mardi soir, une réunion de travail réunissait à Brest les personnes concernées afin de lancer rapidement les operations sur l'ensemble de brest métropole oceane comme dans chacune des communes concernées.

19.06.2007

Premier rassemblement du Mouvement Démocrate finistérien

Message aux adhérents du Finistère de la part de Jocelyn JONCOUR (4ème circonscription)

Chers amis,

Nous vous remercions encore pour votre soutien. Cette campagne marque le début d’une aventure politique pleine de promesses.

Nous vous invitons au premier rassemblement du Mouvement Démocrate finistérien :

le vendredi 22 juin à 20h30.

Le rendez-vous est fixé à la salle des fêtes du Family, 30 quai Léon à Landerneau.

Nous vous dévoilerons le fonctionnement de notre Ecole des cadres façon MoDem. Bien sûr vos observations sont nécessaires : nous construirons ensemble.

Au plaisir de vous voir vendredi, avec vos invités qui seront les bienvenus.

Pensez seulement à nous confirmer votre venue à l’adresse mail suivante : jocelyn.joncour@wanadoo.fr

Cordialement,

Jocelyn JONCOUR

"Il n'y a pas eu de sursaut du Parti socialiste"

Le quotidien de L'Expansion
18/06/2007


Le PS doit sa résistance à un report de voix favorable des électeurs du Modem, observe le politologue Claude Patriat. L'avenir de l'opposition dépend donc de la question stratégique de ses alliances. Interview.

La gauche a perdu les Législatives. Mais, au regard de la débâcle qui lui était promise par les sondeurs au soir du premier tour, elle a fait mieux que se défendre dimanche. Par comparaison avec la précédente assemblée, le Parti socialiste et ses alliés gagnent une quarantaine de sièges. Contre toute attente, le PS déloge même l'UMP de certaines de ses places fortes. Ainsi, Alain Juppé est battu dans la deuxième circonscription de la Gironde, fief de la droite depuis des décennies. Ce relatif succès du PS, qui consiste à améliorer ses positions dans un contexte défavorable, constitue pour lui une « divine surprise », observe le politologue Claude Patriat. Pour ce professeur de sciences politiques à l'Université de Bourgogne, il s'agirait moins d'un sursaut des électeurs socialistes qu'un bon report des voix du Modem. Un constat tiré de l'examen à la loupe de 150 circonscriptions clés. Interview.

Comment expliquer le sursaut du Parti socialiste qui emporte beaucoup plus de sièges que prévu ?
Claude Patriat. Il n’y a pas eu de sursaut du Parti socialiste. Ce deuxième tour des législatives a beaucoup ressemblé au premier tour de la présidentielle. Au premier tour, la gauche fait un très mauvais résultat. Au second elle fait une remontée impressionnante avec 49% des voix. Pour autant, ce n’est pas un sursaut de sa part. Sur les deux tours des législatives, la participation est restée étale. Quand on regarde précisément les résultats du 1er tour on constate que sur 150 circonscriptions, les voix du Modem pouvaient lui permettre de faire la différence à condition que se constitue un front anti-UMP. Or c’est exactement ce qui s’est passé. Le deuxième tour n’a été constitué quasiment que de duels. Dans ce contexte, le PS a pu bénéficier massivement des voix du Modem, avec des exemples emblématiques comme l’éviction d’Alain Juppé. Elle est due à la fois à une faible mobilisation de l’électorat de droite, et non pas à une plus forte mobilisation de l’électorat de gauche mais à un bon report des voix des électeurs du Modem. Ces derniers ont donc une capacité de perturbation considérable, remplaçant ceux du FN dans ce rôle face au clivage Droite-Gauche. Pour le Parti socialiste, c’est une divine surprise. Car à l’exception de la volonté de Ségolène Royal de traiter avec François Bayrou, qui n’a pas manqué de provoquer des remous, la position officielle du PS a été de ne pas passer d’accord avec le Modem. Compte tenu de cette attitude, les électeurs du Modem auraient pu se décourager. Ça n’a pas été le cas. Or François Bayrou non plus n’avait pas donné de consignes de vote. Ce sont ses électeurs eux-mêmes qui ont appelé au rééquilibrage.

Quelles perspectives ouvre le bon report de voix du modem en faveur du PS ?

Les électeurs cherchent des lieux de rapprochement. Je suis convaincu que le phénomène Bayrou va perdurer. Le PS doit donc redéfinir ses stratégies d’alliance. La recomposition pourra se faire au moment des municipales qui vont accélérer le mouvement. Les Verts sont à la recherche d’alliance et on peut s’attendre à des rapprochements avec le Modem. Ils ne pourraient avoir de sens qu’en comprenant une partie du PS. A cet égard, la volonté affichée de François Hollande de bâtir un grand parti de la gauche et du centre est ambigüe. Car l’idée d’un parti qui irait du PC jusqu’au centre paraît irrecevable. Le PS, au contraire, va être tiraillé par une logique de partition entre deux lignes. L’une, classique, appuyée sur la ligne gauche du PS et donc des alliances à sa gauche. La seconde partisane d’alliances au centre. Le PS devra trouver l’équilibre entre ces deux tendances. Je crois en la recomposition du paysage politique en trois pôles et l’émergence d’une troisième force entre l’UMP et la gauche pure et dure. C’est cette force qui fait basculer les élections. C’était par exemple le cas en 1988 lorsque François Mitterrand a fait alliance avec le centre. Cette force n’existe pas encore en terme de parti, mais elle existe en réalité, en creux.

Cette résistance de la gauche constitue-t-elle une entrave pour Nicolas Sarkozy ?
Non, je crois au contraire que la situation est idéale pour lui, et qu’il est le grand vainqueur de la journée de dimanche. Finalement, il n’aura pas à gérer une majorité trop large avec des élus de circonstance. Il n’aura pas non plus à se défendre des attaques contre son omnipotence. Il dispose désormais d’une forte majorité, mieux contrôlable. Il est fondé à différer, s’il le souhaite, certaines mesures difficiles alors qu’il lui aurait été plus dur de faire attendre sa majorité. Mais je ne suis pas d’accord avec l’idée que la TVA sociale ait modifié le résultat de l‘élection. Je le soupçonne au contraire d’avoir délibérément lâché cet os pour tester les réactions. J’y vois plutôt un ballon d’essai qu’une erreur. Ça n’est pas la TVA qui a fait basculer les électeurs du Modem or ce sont eux qui ont déterminé cette élection.
Propos recueillis par Hugo Lattard

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