« Plus de 300 militants à l’Assemblée UDF-MODEM du 30 juin 2007 à BRUZ | Page d'accueil | Tableau de bord politique : François Bayrou très haut dans les sondages avec 71% d'opinions favorables. »

31.07.2007

La Bretagne au rendez-vous de l'UDF-MoDem

Bruz, à quelques kilomètres de Rennes, a accueilli le septième rendez-vous, fixé par François BAYROU à l’adresse des militants UDF-MoDem. Plus de 700 personnes avaient fait le déplacement de tout l’Ouest pour débattre de l’avenir de notre mouvement. Les deux parlementaires d’Ile et Vilaine, le sénateur Philippe NOGRIX, le tout nouveau député Thierry BENOIT et le président national des Jeunes UDF, Jean-Yves de CHAISEMARTIN, étaient présents, aux côtés de nombreux élus locaux.

François BAYROU a tenu à souligner, tout d’abord, les excellents scores réalisés par notre famille politique, dans cette région, avec, à certains endroits, plus de 25% des voix à la présidentielle. La phrase « Comme nous savions que c’était impossible, nous l’avons fait ! », est un bon condensé et résumé de tous les événements heureux qui ont précédé le 22 Avril. Pendant tous ces mois, l’idée de faire travailler ensemble des gens de sensibilités différentes, a séduit. Il ne s’agissait pas, comme le fait Nicolas SARKOZY, de « débaucher mais de rassembler ! ».

Considérant la période actuelle que nous vivons, François BAYROU n’exprime aucun regret quant à ces choix, précisant qu’ « entre un succès arithmétique où l’on sacrifie ses idées et un moment difficile où l’on sauve ses valeurs, il ne doit y avoir aucune hésitation ! ». « Certains parlent de traversée du désert mais ce n’est pas le cas car il y a des dizaines de milliers de français qui se mettent en route, avec nous, pour faire surgir une force politique nouvelle et qui savent précisément ce qu’ils veulent. ». Pour affirmer cela, François BAYROU se base sur le fait qu’il a rencontré, en deux semaines, dans son mini tour de France, entre 5 et 6000 personnes, soit un dixième des adhérents de l’UDF- MoDem. Cela donne une idée précise des attentes, des atouts mais aussi de l’immense tâche qui est devant nous, cette « chance », dont parle notre Président national et qu’ « il ne veut pas laisser passer ! ».

Désormais, les vieilles recettes des partis politiques du passé ne peuvent plus marcher. C’est la raison pour laquelle les statuts du nouveau mouvement doivent assurer à tous de pouvoir trouver une place, en leur garantissant également des espaces pour qu’ils puissent se sentir utiles car « on vient au Mouvement Démocrate, plus pour apporter, que pour recevoir ». « Comment gérer toute cette ressource humaine ? », voilà bien un des défis à relever… Nous devrons également écrire une « charte des valeurs » pour définir très clairement ce à quoi nous croyons et ce que nous refusons. Cela sera d’ailleurs fort utile pour envisager, éventuellement, des alliances lors des prochains scrutins locaux. Enfin, une « charte d’éthique et de comportement » est indispensable après les blessures profondes et personnelles, ressenties par les militants lorsque des parlementaires changent de cap. La Bretagne a beaucoup donné et souffert de ces agissements, que ce soit en 2002 ou en 2007…

A propos de cette terre où la démocratie chrétienne a joué un rôle central et dont François BAYROU retrouve actuellement le souffle et l’esprit, il a exprimé le souhait qu’elle soit le fer de lance de ce nouveau mouvement qui devra « porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens » : c’est la définition de la démocratie qu’a exprimé Marc SANGNIER, en son temps et qui est toujours d’actualité. En écho à la phrase souvent entendue : « la fin justifie les moyens », nous préférons faire nôtre, la maxime de Gandhi : « la fin est dans les moyens, comme l’arbre est dans la graine ! ».

Après l’expression, par François BAYROU, de ces idées résumées précédemment, vînt un long temps de questions/ réponses, avec la salle. Cet échange permit à notre président national de répondre à l’interrogation de ce militant : « jusqu’où, pourrions nous déployer nos ailes ? ». Cela peut se faire, en fait, avec tous ceux qui savent que les autres chemins PS ou UMP, sont des impasses. Des personnes attachées aux notions de patrie peuvent nous rejoindre, de même que celles qui oeuvrent à une meilleure solidarité dans les banlieues, par exemple. Leurs combats sont légitimes et seront respectés au sein du MoDem. Ils se retrouveront, entre autres, dans l’affirmation que l’argent n’est pas tout, contrairement à ce qu’a affirmé, récemment, la ministre de l’économie qui souhaite le « réhabiliter ». Cela ne correspond pas aux attentes profondes des êtres humains. En fait, pour François BAYROU, « un homme politique doit donner aux autres des raisons de vivre et pas seulement des moyens de vivre ! ».

Ensuite, des militants ont alerté sur des situations spécifiques de leur fédération, dont celle de la Manche. Cela nous conforte dans l’idée qu’il y a urgence à mettre en place une organisation efficace.

Des sujets d’actualité, enfin, ont été évoqués comme la question de la carte judiciaire, la réforme des universités, la décentralisation, le logement, l’environnement ou l’avenir de l’Europe. Cela a permis à François BAYROU de reprendre les thèmes qu’il a développés lors du « grand jury » de dimanche dernier, largement repris par tous les médias.

En conclusion à cette soirée, nous retiendrons la phrase énergique, véritable cri du cœur, de ce militant de St-Malo, parodie humoristique d’une célèbre phrase historique : « Ni PS, ni UMP, MoDem suis !


(Synthèse des échanges, par Gilles ARTIGUES).