29.01.2007
La tentation Bayrou
LA VOIE CENTRISTE : un chemin exigeant, mais prometteur
Le Centrisme : la noblesse d’un chemin exigeant
- Un chemin exigeant qui met l’homme au centre de l’action.
- Un chemin exigeant qui veut allier l’efficacité économique et une redistribution sociale équitable.
- Un chemin exigeant qui doit frayer son itinéraire dans une culture ambiante de la facilité, de la perte des repères, et de l’affaiblissement des valeurs.
- Un chemin exigeant qui doit s’écarter de la tentation permanente de l’immédiateté, pour penser et agir sur le long et moyen terme.
- Un chemin exigeant qui doit affirmer son tracé original à l’écart du simplisme réducteur d’une polarisation « gauche-droite », un simplisme entretenu à l’envi par le « magistère » médiatique.
C’est parce qu’il est exigeant que le chemin conduira au succès, car comme dit le poète : » A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».
Le Centrisme : la voie nécessaire et prometteuse du rassemblement
Pour les élections à venir, les partis politiques « de gouvernement » présenteront des programmes, des projets, qui ne pourront pas, pour l’essentiel, s’écarter des recommandations des grands rapports nationaux sur les réformes nécessaires, particulièrement le rapport Pébereau sur la dette du pays et le rapport Charpin sur l’avenir des systèmes de retraite.
Cependant, annoncer un programme est une chose ; le mettre en œuvre en est une autre…
Un gouvernement de rassemblement national, dont F.BAYROU est le seul à proposer la configuration, permettra :
- de donner le temps d’expliquer aux Français la vérité sur la situation du pays, et les enjeux pour l’avenir ;
- de négocier un nouveau contrat social, tenant compte d’une juste répartition des efforts dans les conséquences des réformes ;
- de décider à l’abri de la pression du court terme instillée par les sondages d’opinion.
- donc de réformer.
Réformer ou gagner les élections ?
Dans les deux écuries politiques qui se partagent le pouvoir, en alternance, depuis 25 ans, gagner est devenu un but en soi. En effet les enjeux sont énormes au niveau du financement du parti, au niveau des postes à pourvoir, au niveau des retours aux médias qui soutiennent,…
Du côté de Ségolène Royal, on veut gagner pour ne pas revivre les affres d’un nouveau « 21 avril », et pour revenir au pouvoir dans le cadre d’une alternance bien rodée.
Du côté de Nicolas Sarkozy, on veut gagner pour appliquer une politique de droite après 12 années de radicalisme chiraquien. Au nom de cette revanche de droite, justifiant le mot de rupture, les valeurs essentielles deviennent le travail et l’argent.
S’il faut impérativement revaloriser le travail et accroître le pouvoir d’achat, il faut d’abord, et surtout, recréer de la confiance (en l’avenir, entre les citoyens,…), une confiance qui repose sur une ambition partagée, une confiance qui est antinomique avec une division des Français en deux camps, dans l’unique but de conserver le pouvoir ou de revenir au pouvoir.
Jean Louis Lossouarn
25.01.07
09:20 Publié dans Centrisme , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : president, bayrou, centre, projet, avenir, election, elections




