10.01.2008

La Grande Manip

En 1990, François de Closets avait intitulé ainsi un livre dénonçant l’emprisonnement du jugement des Français par divers conditionnements, dont le conditionnement politique.
De Closets écrivait :
« Trop abusés par la démagogie, celle qui flatte la générosité et non pas l’intérêt, qui mise sur l’espérance plus que sur les promesses, trop déçus par la logomachie des grands sentiments, des proclamations usurpatrices et des discours mystificateurs, les Français perdent l’art de vivre ensemble, ils désertent la vie républicaine. C’est la porte ouverte à tous les système de replis et d’exclusion, égoïsme, corporatisme, xénophobie, le recours aux solutions simplistes et expéditives, la défiance systématique vis-à-vis des institutions »

Ces craintes, déjà vérifiées ces dernières années, sont entrain de prendre un tour accéléré sous la férule de N.Sarkozy, « Maître suprême » du pays.
Depuis le 6 mai 2007 Sarkozy a mis en œuvre une très « grande manip ».

Prenons la manipulation quotidienne de la « Com. » sarkozienne ; pendant combien de temps encore la communication tiendra t’elle lieu de politique ?
-Communication (brillante) dans les discours, pour annoncer toujours plus de réformes, quelquefois peu cohérentes (ex : l’annonce de la suppression des « 35 heures » le 8 janvier, rectifiée dès le lendemain) et dont on ne connaît pas l’aboutissement…L’essentiel c’est que les Français n’aient pas le temps de réagir à chaque réforme ! Avec Sarkozy, « la fin justifie toujours les moyens » !!!
-Communication intempestive sur la vie privée, pour masquer opportunément des difficultés (ex : l’indécente escapade amoureuse en Egypte a distrait le bon peuple de la provocation infligée à notre pays par l’encombrant touriste Khadafi)
-Communication fumeuse sur « un projet de civilisation », sur la base de bonnes idées d’Edgard Morin, reprises à la sauce Guaino, et jeté à la face du pays de façon à faire diversion par rapport à deux domaines importants :
-Le ralentissement de la croissance et la baisse du pouvoir d’achat. Pour quelqu’un qui avait fait la promesse d’être « le président du pouvoir d’achat » !
-La déconstruction progressive du « contrat social français » issu de l’après-guerre 39-45.Une fois de plus Sarkozy confond la fin et les moyens : sous prétexte d’accroître l’efficacité des moyens, à travers des réformes, nécessaires, Sarkozy s’attaque, très subrepticement, mais très sûrement, à notre modèle de société, qui repose sur la responsabilité et la solidarité.

Dans des chroniques à venir, nous éclairerons par plus de détails cette « grande manip », dont les Français sont l’objet.
Le rôle du Mouvement démocrate est d’informer, d’expliquer et de résister.

François BAYROU est entré en résistance à cette « grande manip » dès le mois de mai 2007.Le 9 janvier, lors de ses vœux à la presse, il a rappelé son opposition aux « valeurs » sarkoziennes : argent-roi, luxe, pipolisation de la vie publique, communication à outrance, dépendance de l’Etat par rapport aux « riches ».

Pour l’instant le « Monarque » continue à faire des promesses et de la communication. Que fera- t’il quand la communication ne suffira plus à cacher l’absence de politique cohérente.

Etourdis de messages, les Français acceptent d’attendre encore un peu…ils commencent pourtant à comprendre et à douter.
Sarkozy devait mener le combat du renouveau de la confiance. Il est entrain d’installer le pays dans la défiance.

Il va falloir très rapidement prendre toute la mesure de la stratégie sarkozienne : « Moi ou le chaos !». Le passé a montré qu’il est toujours très dangereux pour la démocratie de faire accroire à l’homme providentiel. La déresponsabilisation qui en découle se traduit sur le moyen terme par de la frustration, une sous-valorisation des compétences, et finalement une perte de confiance. Cette situation se traduit politiquement, au mieux en immobilisme, au pire en césarisme.
Le substrat de l’alternative démocrate existe dans le pays. Il faut l’organiser, afin de présenter aux citoyens un plan de redressement du pays reposant sur la justice dans les efforts à accomplir.


Le Résistant Léonard

21.12.2007

Investiture du MODEM à Emmanuel Morucci pour les municipales à Guipavas

Mercredi 19 décembre, Emmanuel MORUCCI a été investi par le Mouvement Démocrate (MODEM), parti mené par François BAYROU, pour les élections municipales de Guipavas.
Candidat aux législatives de 2007 dans la 5ème circonscription du Finistère, Emmanuel MORUCCI est sociologue, consultant, formateur et chargé de cours à l’Université de Bretagne occidentale. Il est président de la Maison de l’Europe, de Brest et Bretagne ouest
Depuis déjà plusieurs semaines, l’équipe de MODEM construit son projet pour Guipavas.
La liste qui devrait être prochainement rendue publique, sera une liste de large ouverture, dépassant les frontières du seul MODEM. Emmanuel MORUCCI rappelle ainsi que « Si les membres du MODEM sont fiers de s’engager clairement en tant que tels, ils sont heureux de pouvoir participer à une liste de grande ouverture dans laquelle la recherche des compétences prime très clairement sur le souci de défendre une ligne idéologique. »
Par ailleurs Emmanuel MORUCCI insiste sur le travail collectif qui doit être mené. « Il ne s’agit pas de proposer une tête de liste aux Guipavasiens mais une équipe qui aura le souci d’un véritable dialogue et de la complémentarité. »
Ainsi, émerge une équipe qui ne sera ni de droite ni de gauche mais, simplement, constituée de Guipavasiens soucieux de veiller au développement harmonieux de la ville, au sein de l’agglomération brestoise.
L’équipe du MODEM et ses partenaires entendent veiller à la prise en compte des exigences de cadre de vie, de sécurité et de lien social des habitants. En particulier, l’écoute des riverains de toute nouvelle opération apparaît comme une priorité. Enfin, la sauvegarde de l’identité guipavasienne à travers ses différents quartiers (Coataudon, Le Douvez, le Bourg…), ses différentes activités (agricoles, commerciales, industrielles…) sera l’objet de la plus grande vigilance.

l'équipe Modem de Guipavas

16.12.2007

Les socialistes croient en l'économie de marché.

Un article publié par le Figaro (dimanche) l'annonce: François Hollande a reconnu que l'économie de marché est la forme «la plus efficace» de création de richesse, tout en critiquant le capitalisme. C 'était lors du deuxième «Forum de la rénovation».
Les socialistes et le marché ? Sujet épineux pour un parti dont une partie de ses membres reste mal à l’aise face à l’économie de marché. C’est pourtant sur ce thème qu’était organisé samedi le deuxième «Forum de la rénovation». Le premier secrétaire François Hollande s’est voulu clair : les socialistes «reconnaissent l’économie de marché», forme «la plus efficace» de création de richesses, ce qui ne les empêche pas d’être «critiques à l’égard du capitalisme».
«Nous combattons le libéralisme», a-t-il réaffirmé devant quelques centaines de responsables et militants PS réunis à la cité des sciences de La Villette à Paris. Selon lui, «les socialistes ont toujours agi en économie de marché» et «ils l’ont plutôt bien géré» quand ils étaient au pouvoir. Le premier secrétaire a d’autre part estimé que la priorité devait être donnée, dans la stratégie de croissance, à «redresser la compétitivité des entreprises», ce qui ne signifie «pas l’abandon de la politique de la demande».
Les socialistes veulent «Etre plus lucides». En pensée peut être mais en actes et en paroles cela est une autre chose. Il suffit d'écouter les nouveaux leaders du parti, Montebourg, Mélanchon, Emmanuelli, Urvoas et d'autres.
Quant au mode de développement, il s’est prononcé pour «une économie de marché sociale et écologique». Tous ces points sont «des convergences majeures» entre socialistes, a-t-il souligné. Hollande a énoncé «trois divergences à trancher» lors du prochain congrès, que ces forums de la rénovation servent à préparer. Primo : le rôle de l’Etat, certains plaidant pour «un Etat facilitateur», d’autres pour «un Etat plus présent».
Deuxième divergence : le libre échange et ses protections. Entre les deux, «il y a toutes les gradations d’une politique extérieure commerciale» et «il faut en débattre». Il a proposé de poser deux règles, celles «du juste commerce» et du «travail décent». Enfin, dernier point : la question de l’Europe. Pour certains, elle est «en soi un moyen d’engager la régulation indispensable», pour d’autres, elle est «un cheval de Troie de la mondialisation». «A quel niveau fixons-nous les curseurs» pour faire prévaloir la régulation, s’est-il interrogé.
François Hollande a estimé en conclusion qu’avec ce forum, les socialistes avaient «avancé pour être plus clairs devant les Français et plus lucides sur eux-mêmes».
Encore un effort et les socialistes placeront l'humain au coeur de leurs problématqiues politiques. Reste a savoir, maintenant qu'ils dégagent leurs perspectives ideologiques, avec qui ils choisiront de préparer les prochaines échéances. Avec Besancenot comme le propose le député anti européen et toujours noniste Emmanuelli?

03.12.2007

La politique autrement : François Bayrou a créé le MoDem

Devant plusieurs milliers de militants réunis au parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis) François Bayrou a ouvert le congrès fondateur du Mouvement démocrate (MoDem),. Il en est devenu le président du "mouvement du renouveau de la politique française", qu’il appelle de ses voeux. Plusieurs membres du Modem de la cinquième circonscription étaient présents.

Après presque 30 ans d'existence, l'UDF a officiellement décidé vendredi de se fondre dans le Mouvement démocrate (MoDem), à l'appel de François Bayrou qui estime qu'"il faut changer pour vivre".

" il faut changer pour vivre", a déclaré le président acclamé par plusieurs milliers de personnes. Nous devons"briser le mur de verre" entre la droite à la gauche.

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23.11.2007

Le profil du futur maire

Publié par le NOUVELOBS.COM | 22.11.2007 | 09:56

Un sondage Opinionway pour le Figaro Magazine de samedi 24 novembre établit le profil du maire idéal: homme ou femme, cet élu aurait moins de 50 ans, serait expérimenté mais pas cumulard, ouvert à d'autres camps et porté sur la protection de l'environnement.

Les Français veulent un maire de moins de 50 ans, ayant une expérience politique mais n'exerçant que ce mandat et pratiquant l'ouverture.

Non-cumul des mandats

Les Français le veulent expérimenté: 50% préfèrent une personnalité ayant déjà exercé un mandat politique, 33% se prononçant pour un membre de la société civile (17% NSP).
C'est de loin la politique qui dicte les choix: 66% se disent prêts à élire un candidat proche de leurs idées, 32% pour quelqu'un dont ils apprécient la personnalité (2% NSP).
Le non-cumul des mandats est plébiscité: 74% inclinent pour quelqu'un qui n'aurait que le mandat de maire (contre 16% prêts à voter un sénateur, député ou autre).
Idem pour le panachage des listes: 76% les veulent ouvertes à des personnalités de camps différents, 17% les préférant monocolores (7% NSP).

Priorité à la protection de l'environnement

C'est le projet (79%) qui dictera les choix plutôt que le bilan du sortant (19% et 2% NSP). Un projet dont la priorité sera la protection de l'environnement (56% le mettent en tête dans une liste où 3 réponses sont possibles) devant la réduction des impôts locaux (42%) et la lutte contre l'insécurité .