13.02.2008

Les Années Perdues

La chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages est le signe d’une défiance grandissante dans le pays.

Il y a 11 mois, devant la progression constante de François BAYROU dans les sondages, nous écrivions dans ce même blog (« Le Mouvement BAYROU : Rupture et Confiance ») :

« Pour celles et ceux qui ont suivi F.Bayrou… il y a seulement la cohérence d’un mouvement en marche, un mouvement de rupture, un mouvement de confiance.

Un mouvement de rupture :
Les Français comprennent qu’au-delà de son programme par rapport à l’emploi, les entreprises, l’école, l’exclusion, l’environnement, l’Europe, l’endettement du pays,….F.Bayrou propose surtout un projet de rupture avec l’alternance rituelle gauche/droite, strictement paralysante pour le pays.

Un mouvement de confiance :
-Quand on leur dit la vérité ;
quand on leur explique les enjeux des réformes à réaliser ;
quand on leur propose des mesures justes ;
les Français se sentent respectés, et ils reprennent confiance.

-Quand on leur dit que, à l’avenir, tous les partis politiques (réalisant plus de 5 % des voix) seront représentés au Parlement, les Français se disent qu’ils vont être écoutés, et ils reprennent confiance.

-Quand on leur dit qu’il ne sera plus possible d’accroître la dette du pays, parce l’interdiction de voter des budgets en déficit sera inscrite dans la Constitution, les Français sont moins inquiets pour l’avenir de leurs enfants, et ils reprennent confiance.

-Quand on leur explique que les promesses électorales sont d’un autre âge politique, qu’il faut avoir les moyens de les tenir, les Français comprennent, respectent l’honnêteté du candidat, et ils reprennent confiance.

A travers les ruptures qu’il propose, F.Bayrou veut combattre la désespérance des Français. Ces derniers sont de plus en plus nombreux à comprendre son message d’espoir »


Que se passe t’il en ce début de Févier 2008 ?

Avec une grande déception et une lassitude « politique » quasi poignante, les Français constatent deux choses importantes :

1-La « rupture » n’a pas eu lieu :
-Les hostilités «gauche-droite » systématiques et paralysantes se perpétuent.
-Les revendications fortes et médiatisées obtiennent une satisfaction immédiate : Pêche, Taxis, Bar-tabac,…

2-Le retour à la confiance n’a pas eu lieu :
-Les Français savent aujourd’hui que le Candidat n’ avait pas dit la vérité en ce qui concerne la capacité du Président à améliorer leur pouvoir d’achat.

-Les Français savent que toutes les sensibilités politiques du pays ne sont pas représentées dans leur Assemblée Nationale, et que de plus, celle-ci n’a plus de pouvoir.

-Les Français savent que la dette du pays ne cesse de s’accroître. Le Président lui-même avoue que « les caisses sont vides » ! Les Français comprennent qu’on ne leur dit pas la vérité sur les efforts de redressement un jour (prochain) nécessaires.

-Les Français savent que les promesses électorales sont par nature douteuses. Une communication forte, organisée sur la durée (5 ans), d’essence sécuritaire, avait convaincu beaucoup de Français que, cette fois, ça changerait !

Or, que constatent-ils au bout de neuf mois ?
Le pays, encalminé par la querelle « gauche-droite », orphelin d’un projet politique enthousiasmant et cohérent, dirigé en fonction des résultats des sondages et des élections à venir, est immobile.
De plus en plus de Français ont l’impression que le bail de cinq ans qu’ils ont volontiers signé le 6 mai 2007, sera une nouvelle période « d’Années Perdues » pour le pays.

Nicolas Sarkozy avait pour première priorité de rétablir la confiance. C’est un échec.
Faire seulement ce constat n’avance à rien.
Mais rappelons nous pour l’avenir : il n’y a pas de politique efficace sans vérité, sans explication des enjeux, sans efforts partagés, sans justice et solidarité.

Jean Louis Lossouarn

03.02.2008

Promesses, tapage et désillusion

La Grande Manip

Chronique n° 4

Promesses, tapage et désillusion

Au bout de huit mois de mandat, Nicolas Sarkozy n’obtient plus dans l’opinion qu’un taux d’adhésion de 41% (dernier sondage de TNS-d’autres enquêtes de la même période lui donnent autour de 45% d’opinions favorables).
Fichtre ! Quelle décrépitude accélérée !
Surtout pour l’homme qui allait faire de la politique comme on n’avait pas fait de politique depuis…Napoléon 1er ! Giscard, Mitterrand, Chirac, des misérables qui n’ont rien compris à la manière dont on dirige un pays !
Surtout pour l’homme qui allait provoquer dans le pays « un choc de confiance » !
Surtout pour l’homme qui annonçait la rupture et les temps nouveaux pour le pays…

Le Résistant Léonard pointe trois raisons principales à cette catastrophe annoncée :
-Les promesses non tenues
-l’exhibition de la vie privée
-La fin d’un fantasme

« Les promesses aux trousses »
Sarkozy avait axé sa campagne sur les sujets racoleurs de la sécurité et l’argent. S’agissant de l’argent, le candidat, outre le slogan tapageur et ravageur « Travailler plus pour gagner plus », a eu une saillie verbale digne de tout postulant radical-socialiste au pouvoir : « Je serai le président du pouvoir d’achat ! ».
Sept mois plus tard (seulement sept mois plus tard !) notre hardi président avoue son incapacité en matière d’amélioration du pouvoir d’achat !
Etonnement chez les Français ! Frustration du peuple, qui se sent dupé. Dégringolade logique dans les sondages…
D’autant que les Français savent, ou sentent confusément -dans la valse permanente des annonces élyséennes, il est difficile de se retrouver- que beaucoup de réformes dites réalisées ne sont que des pâles copies de ce qui avait été annoncé (exemples, parmi d’autres : la réforme de l’université, le service minimum)
C’est donc toute la question de la nocivité des promesses électorales qui est posée.

François BAYROU, dont une des marques de la campagne avait été de faire peu de promesses, écrivait dans « PROJET d’ESPOIR» (page 95), au sujet de la dette du pays (domaine dans lequel Sarkozy restera peut-être vis-à-vis de l’histoire, l’homme qui aura fait basculer la France définitivement dans le déclin)
« Il est d’autant plus immoral d’ignorer la gravité de cette question (la dette du pays) et de conduire des campagnes électorales en continuant de promettre, en dépensant des dizaines de milliards par anticipation, dont nous n’avons pas le premier sou. Ce sont des chèques en bois, ou des chèques tirés sur le compte des plus jeunes d’entre nous, que seule l’ignorance des réalités empêche de manifester sous les fenêtres des candidats démagogues »

Dans le domaine des promesses électorales, Sarkozy aura été le petit empereur de la Grande Manip.


« Les Feux de l’amour ».
Les chroniqueurs de la presse « people » se sont régalés, et se régaleront encore.
Des journalistes politiques font remarquer que, pour un chef d’état, une vie de couple tumultueuse n’est jamais sans conséquence sur la conduite du pays.
Bon nombre de Français font comprendre, à travers les études d’opinion, qu’ils font le lien entre la nécessaire sérénité de la fonction présidentielle et la stabilité sentimentale du titulaire du poste.
La version élyséenne des « Feux de l’amour », en diffusion permanente à la télé, agrémenté d’une version papier dans les kiosques, a donné à beaucoup de Français, pour la première fois, comme un doute sur la compatibilité de l’homme élu président avec le sérieux requis pour la fonction.

« La Grande illusion ».
Nicolas Sarkozy a été élu sur la base de la Grande Manip de la Rupture (voire chronique 3).

Mais la vérité finit toujours par apparaître.
Il s’avère de plus en plus que l’activisme (le « mouvement perpétuel ») de l’hyperprésident, son mode de gouvernance absolutiste, ont pour objet de dissimuler l’indigence de la vision et la carence de la méthode.
De plus en plus de Français ont un doute sur le casting.
Pour la première fois depuis le 6 mai 2007, une majorité de Français se demandent si N.Sarkozy est l’homme de la situation. C’est la fin d’un fantasme. Un fantasme créé de toutes pièces par la Com.sarkozyenne, qui nous avait seriné, sur tous les modes, que l’Alto-Séquanais était l’homme providentiel dont le pays avait besoin.
Déception, doute des Français, devant un homme sans doute capable de superposer mécaniquement des petites réformes, mais qui n’a pas de projet pour la France.

Cette désillusion croissante aura des conséquences néfastes sur la confiance nécessaire au redressement économique et sur l’intérêt porté par les Français à la politique.

Cette chronique poursuit deux objectifs :
-Informer sur les dérives en cours du pouvoir.
-Montrer qu’une action politique qui n’est pas basée sur la sincérité des intentions et sur la vérité du langage est vouée à l’échec.

Les vrais démocrates, ceux qui veulent que la vérité soit dite aux Français, ceux qui ne veulent pas d’une société dont le fondement est seulement l’argent, ceux qui veulent que les Français soient associés aux décisions qui les concernent, ceux qui privilégient l’action dans la durée aux exploits « sondagiers » et électoralistes, ceux qui veulent mettre en œuvre un programme politique basé sur la justice et la solidarité, ceux qui, enfin et surtout, veulent mettre l’homme au centre de l’action politique, ceux-là veulent, avec François BAYROU, résister.

Le Résistant Léonard

17.09.2007

Discours de François Bayrou

Clôture du Forum des Démocrates
Seignosse, dimanche 16 septembre 2007



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pour lire le discours cliquez ici

discours_de_François_bayrou.pdf

ou ici

Discours_de_François_Bayrou.doc

31.07.2007

La Bretagne au rendez-vous de l'UDF-MoDem

Bruz, à quelques kilomètres de Rennes, a accueilli le septième rendez-vous, fixé par François BAYROU à l’adresse des militants UDF-MoDem. Plus de 700 personnes avaient fait le déplacement de tout l’Ouest pour débattre de l’avenir de notre mouvement. Les deux parlementaires d’Ile et Vilaine, le sénateur Philippe NOGRIX, le tout nouveau député Thierry BENOIT et le président national des Jeunes UDF, Jean-Yves de CHAISEMARTIN, étaient présents, aux côtés de nombreux élus locaux.

François BAYROU a tenu à souligner, tout d’abord, les excellents scores réalisés par notre famille politique, dans cette région, avec, à certains endroits, plus de 25% des voix à la présidentielle. La phrase « Comme nous savions que c’était impossible, nous l’avons fait ! », est un bon condensé et résumé de tous les événements heureux qui ont précédé le 22 Avril. Pendant tous ces mois, l’idée de faire travailler ensemble des gens de sensibilités différentes, a séduit. Il ne s’agissait pas, comme le fait Nicolas SARKOZY, de « débaucher mais de rassembler ! ».

Considérant la période actuelle que nous vivons, François BAYROU n’exprime aucun regret quant à ces choix, précisant qu’ « entre un succès arithmétique où l’on sacrifie ses idées et un moment difficile où l’on sauve ses valeurs, il ne doit y avoir aucune hésitation ! ». « Certains parlent de traversée du désert mais ce n’est pas le cas car il y a des dizaines de milliers de français qui se mettent en route, avec nous, pour faire surgir une force politique nouvelle et qui savent précisément ce qu’ils veulent. ». Pour affirmer cela, François BAYROU se base sur le fait qu’il a rencontré, en deux semaines, dans son mini tour de France, entre 5 et 6000 personnes, soit un dixième des adhérents de l’UDF- MoDem. Cela donne une idée précise des attentes, des atouts mais aussi de l’immense tâche qui est devant nous, cette « chance », dont parle notre Président national et qu’ « il ne veut pas laisser passer ! ».

Désormais, les vieilles recettes des partis politiques du passé ne peuvent plus marcher. C’est la raison pour laquelle les statuts du nouveau mouvement doivent assurer à tous de pouvoir trouver une place, en leur garantissant également des espaces pour qu’ils puissent se sentir utiles car « on vient au Mouvement Démocrate, plus pour apporter, que pour recevoir ». « Comment gérer toute cette ressource humaine ? », voilà bien un des défis à relever… Nous devrons également écrire une « charte des valeurs » pour définir très clairement ce à quoi nous croyons et ce que nous refusons. Cela sera d’ailleurs fort utile pour envisager, éventuellement, des alliances lors des prochains scrutins locaux. Enfin, une « charte d’éthique et de comportement » est indispensable après les blessures profondes et personnelles, ressenties par les militants lorsque des parlementaires changent de cap. La Bretagne a beaucoup donné et souffert de ces agissements, que ce soit en 2002 ou en 2007…

A propos de cette terre où la démocratie chrétienne a joué un rôle central et dont François BAYROU retrouve actuellement le souffle et l’esprit, il a exprimé le souhait qu’elle soit le fer de lance de ce nouveau mouvement qui devra « porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens » : c’est la définition de la démocratie qu’a exprimé Marc SANGNIER, en son temps et qui est toujours d’actualité. En écho à la phrase souvent entendue : « la fin justifie les moyens », nous préférons faire nôtre, la maxime de Gandhi : « la fin est dans les moyens, comme l’arbre est dans la graine ! ».

Après l’expression, par François BAYROU, de ces idées résumées précédemment, vînt un long temps de questions/ réponses, avec la salle. Cet échange permit à notre président national de répondre à l’interrogation de ce militant : « jusqu’où, pourrions nous déployer nos ailes ? ». Cela peut se faire, en fait, avec tous ceux qui savent que les autres chemins PS ou UMP, sont des impasses. Des personnes attachées aux notions de patrie peuvent nous rejoindre, de même que celles qui oeuvrent à une meilleure solidarité dans les banlieues, par exemple. Leurs combats sont légitimes et seront respectés au sein du MoDem. Ils se retrouveront, entre autres, dans l’affirmation que l’argent n’est pas tout, contrairement à ce qu’a affirmé, récemment, la ministre de l’économie qui souhaite le « réhabiliter ». Cela ne correspond pas aux attentes profondes des êtres humains. En fait, pour François BAYROU, « un homme politique doit donner aux autres des raisons de vivre et pas seulement des moyens de vivre ! ».

Ensuite, des militants ont alerté sur des situations spécifiques de leur fédération, dont celle de la Manche. Cela nous conforte dans l’idée qu’il y a urgence à mettre en place une organisation efficace.

Des sujets d’actualité, enfin, ont été évoqués comme la question de la carte judiciaire, la réforme des universités, la décentralisation, le logement, l’environnement ou l’avenir de l’Europe. Cela a permis à François BAYROU de reprendre les thèmes qu’il a développés lors du « grand jury » de dimanche dernier, largement repris par tous les médias.

En conclusion à cette soirée, nous retiendrons la phrase énergique, véritable cri du cœur, de ce militant de St-Malo, parodie humoristique d’une célèbre phrase historique : « Ni PS, ni UMP, MoDem suis !


(Synthèse des échanges, par Gilles ARTIGUES).

04.07.2007

Plus de 300 militants à l’Assemblée UDF-MODEM du 30 juin 2007 à BRUZ

A l'invitation de la Fédération départementale UDF-Mouvement Démocrate, plus de 300 militants et sympathisants se sont retrouvés samedi matin à Bruz.
Lors de cette première rencontre départementale après la Présidentielle et les Législatives, Philippe NOGRIX, entouré des élus et des responsables UDF-MoDem, a présenté, avec les responsables des circonscriptions, une analyse de la situation politique suite aux échéances électorales. Il a également rappelé le Projet de l'UDF-MoDem, son histoire et ses valeurs et a répondu aux questions des militants concernant les prochaines étapes et perspectives. Ont suivi de nombreux témoignages de nouveaux adhérents qui ont tous exprimé leur attachement à l'autonomie et à l'indépendance de leur mouvement et à leurs souhaits de débats, de dialogue et d'engagement sur le terrain.
Enfin des groupes de travail et des sessions de formations seront lancés à la rentrée afin de préparer les prochaines échéances dans lesquelles l'UDF-MoDem souhaite prendre toute sa part.
Contact : UDF-MODEM 35, 16 rue d’Isly 35 000 Rennes, 02 99 30 48 43 // http://www.udf35.org/ info@udf35.org

03.07.2007

Lettre de François Bayrou

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Chers amis,

La phase électorale s’est achevée avec le deuxième tour des élections législatives. Il m’a paru nécessaire d’adresser à chacun d’entre vous une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d’élections législatives.

Le résultat obtenu au premier tour de l’élection présidentielle a été remarquable (avec près de 19% des voix, c’est un des meilleurs résultats de tous les temps pour notre famille politique au sens le plus large).

Ce résultat, c’est l’apparition d’un espace politique nouveau dans notre vie démocratique. Cet espace que j’appelle démocrate sera la clé de toute l’évolution ultérieure non seulement de la politique, mais de la société française. Pour la première fois, toutes les couches sociales, toutes les régions, spécialement les grandes villes, autrefois très éloignées de l’UDF, ont participé à cet immense espoir. Ma conviction est que cet espoir ne sera pas oublié dans les années qui viennent dès lors que les Français rechercheront des alternatives. En tout cas, cet espoir n’a de sens que s’il répond à une vision positive et constructive, une vision renouvelée, de l’avenir de la France et de l’Europe.

Malgré l’extrême difficulté du scrutin législatif, nos candidats, pour beaucoup jeunes et sans notoriété ont obtenu plus de 8% des voix en moyenne dans les circonscriptions où ils se présentaient. Vous connaissez les résultats : l’injustice de la loi électorale n’a laissé à l’UDF - Mouvement démocrate qu’une poignée d’élus. Ce mode de scrutin est dévastateur. Le journal Le Monde a calculé que sur la base des voix obtenues le 10 juin, au premier tour des législatives, un mode de scrutin proportionnel, à l’allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir.

Bien sûr, nous connaissions les contraintes de ce mode de scrutin, et je n’en ignorais aucune des difficultés.

Pourquoi alors n’avoir pas choisi d’entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ? Ou pourquoi, comme d’autres nous y poussaient n’avoir pas fait alliance avec le Parti socialiste ? Pourquoi être parti au combat sous nos propres couleurs, assumant tous les risques d’une telle élection ?

Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l’UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l’absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c’était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu’était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.

Si j’avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d’entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l’aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.

Si nous n’avions pas affirmé cette autonomie, pour toujours, en tout cas pour des décennies, à chaque élection, les électeurs de bonne foi se seraient détournés de nous, nous considérant comme sympathiques sans doute, mais voués à la soumission dans un camp ou dans un autre.

Cela nous a coûté. Une vingtaine de nos députés a rejoint la majorité pour assurer leur élection, même si deux d’entre eux n’ont pas pu être réélus. Nous avons été quatre à choisir de nous battre sous nos couleurs ; deux ont perdu, injustement et de peu : Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini. Je leur confierai des responsabilités dans notre famille politique et je ferai tout pour que soit corrigée l’injustice qui les a frappés.

Cette épreuve est difficile, sans doute. Mais elle était un passage obligé pour la naissance d’un courant politique nouveau.

Je considère que ce courant politique manque cruellement à la France et que c’est le moment de l’affirmer.

En effet, autour de nous l’offre politique est fixée. L’UMP est vouée à être l’exécutant de l’exécutif. Et le parti socialiste a choisi l’immobilisme, et ne peut d’ailleurs faire un autre choix avant longtemps, car ce choix suppose la fixation d’une ligne politique en même temps que la désignation (et l’acceptation) d’un leader. Visiblement, l’une et l’autre des deux décisions apparaissent aujourd’hui comme impossibles à prendre.

Cela nous donne la mesure de nos responsabilités.

Il nous revient d’être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C’est une immense ambition. Mais je ne la perdrai pas de vue dans les années qui viennent. Si nous accomplissons cette ambition, si nous travaillons dans cet esprit, alors les Français se tourneront vers nous lorsque sera venu le constat des désillusions d’un côté, des blocages insurmontables de l’autre.

Mais si nous sommes indépendants, nous ne jouerons pas la politique du pire.

Je veux vous dire quelle est ma vision et mon jugement sur le nouveau gouvernement et sur l’action de Nicolas Sarkozy comme président de la République.

Je pense que les premiers pas ont été habiles. La composition du gouvernement, reprenant le principe de l’ouverture que j’ai défendue pendant la campagne (y compris contre le candidat de l’UMP) a affiché un « générique » attrayant. La photo est bonne.

J’ai l’intention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d’avancer ou de marquer des points.

Deux points m’inquiètent : d’abord les finances publiques. Pour l’instant la communication du gouvernement est tout entière fondée sur des dépenses nouvelles. Soit des cadeaux fiscaux (droits de succession, heures supplémentaires, intérêts d’emprunts immobiliers) soit l’annonce d’augmentation massive des dépenses (hôpitaux, universités, recherche militaire, etc.). Ces dépenses doivent atteindre au moins 20 milliards d’euros, alors que le déficit si lourd du budget de l’État était déjà de 39 milliards. Si ces estimations sont exactes, l’aggravation du déficit serait de l’ordre de 50 % ! Peut-être ne nous a-t-on pas tout dit, puisque qu’il n’a pas été question d’économies pour cette année, mais en l’état actuel des choses, je considère que nous devons être inquiets de cette orientation.

De même, le choix du président de la République d’être lui-même en première ligne de toutes les décisions et de tous les contacts annoncés, de faire tout remonter jusqu’à lui, est un signe d’engagement et d’activité. Mais il n’y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions. Cette présidentialisation forcenée est sans aucun doute une question pour l’avenir. La France est un grand pays, très divers, complexe : il a besoin de partenariats, de décentralisation des décisions. Et toute concentration supplémentaire, qui peut paraître sympathique en termes de communication, est en fait un facteur de faiblesse pour l’avenir, du moins je le crains. Toute la tradition libérale et démocratique, tous les descendants de Montesquieu et de Tocqueville, ont dénoncé depuis deux siècles une pareille dérive.


Ce sont mes deux craintes principales à l’heure où j’écris ces lignes.

Les autres actions du gouvernement, nous les jugerons sur pièce.

L’accord européen trouvé à Bruxelles permet certes de trouver une « issue » à la crise. Mais comme l’ont noté Jean-Claude Junker, Romano Prodi, et d’autres dirigeants pro-européens, c’est au prix de bien des renoncements. Le but à atteindre était un traité simplifié, lisible par tous, compréhensible par les citoyens pour aller vers la transparence démocratique des institutions européennes. On aura un traité illisible, collection d’amendements aux traités européens antérieurs. Toute référence aux symboles de l’Europe a été gommée et supprimée : plus de préambule, plus de rappel des valeurs communes, plus de référence au drapeau, à l’hymne, à la devise, amoindrissement de la charte des droits fondamentaux. La mise en œuvre des règles nouvelles de droits de vote a été repoussée à 2014 (et même, en fait, à 2017). En attendant, on continuera avec le traité de Nice, ce qui est une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Plus mauvaise nouvelle encore, l’ambiance du sommet, où les eurosceptiques tenaient en fait le haut du pavé, et ont saisi toutes les occasions de faire reculer l’Europe.

Mais il est juste aussi de dire que des acquis importants ont été préservés (le président pour deux ans et demi, le haut-représentant pour la politique étrangère) ou ajoutés (l’affirmation de la solidarité européenne en matière énergétique).

Pour ceux d’entre nous qui ont promu l’idée d’une constitution pour l’Europe, c’est le constat d’une marche arrière. L’Europe de l’inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu’il sera établi à l’automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d’exprimer un jugement définitif sur l’issue de cette crise.

Le gouvernement a lancé une réforme de l’université, annonçant une « autonomie » des universités françaises. Le premier ministre, qui a exercé à d’autres époques les fonctions de ministre de l’enseignement supérieur et de ministre de l’éducation nationale, a même indiqué qu’il s’agissait de « la réforme la plus importante de la législature ».

S’il s’agit réellement d’une réforme importante, elle ne peut réussir que si la méthode suivie n’est pas celle du passage en force. Le passage en force, contrairement à ce qu’on dit souvent pendant les campagnes électorales, ne peut pas marcher pour des décisions importantes sur des sujets sensibles dans nos sociétés modernes.

Il y a beaucoup d’aspects de la vie des universités qui exigent une plus grande autonomie dans la gestion de tous les jours, dans l’administration, dans les décisions budgétaires, dans la recherche de financements. Mais la question du déclassement éventuel des petites universités est une grande question nationale : on ne peut pas la considérer comme secondaire. De même la question des moyens, qui est la question prioritaire de l’université française ne peut pas être négligée : elle est intimement liée à la situation actuelle de l’université. Enfin la question du recrutement des futurs universitaires est la question clé : une grande université, c’est une université où enseignent et recherchent les plus éminents.

Le simple énoncé de ces questions montre clairement qu’il s’agit d’une œuvre de longue haleine, qu’il serait dangereux et contre-productif de vouloir régler à la va-vite.

Le « paquet fiscal » qui additionne des cadeaux faits au contribuable sera soumis au parlement pendant cet été. Deux questions se posent, celle de l’efficacité et celle de la justice d’un tel dispositif. Pour la justice, on sait que ces libéralités s’adressent évidemment pour l’essentiel aux plus favorisés. Pour l’efficacité, je n’ai jamais cru qu’il suffisait de dépenser l’argent que l’on n’a pas pour « relancer » l’économie d’un pays, surtout en économie ouverte sur le monde… Si cela était vrai, d’autres que nous se seraient lancés dans une politique de cet ordre. Or personne au monde ne l’a fait sans dommage. Toujours les avantages fiscaux se sont accompagnés d’une politique de baisse des dépenses publiques et non pas d’augmentation de ces dépenses. Sur ce point, je vous promets la plus grande vigilance.

En tout état de cause, notre attitude sera ouverte, constructive, et rigoureuse.


Les premiers, nous avons deviné l’affaiblissement et l’effacement des repères habituels de la droite et de la gauche. La preuve : de nombreux socialistes siègent désormais au gouvernement de Nicolas Sarkozy, alors que ses soutiens et lui-même affirmaient pendant la campagne qu’un tel mélange serait « antidémocratique ».

Ce choc culturel ne fait que commencer.

Notre volonté, c’est de construire au centre de la vie politique française un mouvement démocrate pour la France.

Et la condition de ce projet, c’est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d’horizons différents. Ceux qui ont construit l’UDF et ceux qui viennent d’ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu’ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d’un idéal politique nouveau. Le projet du Mouvement démocrate, c’est de leur apprendre à vivre et travailler ensemble parce que la France aura besoin du projet qu’ils porteront. Qui ne voit qu’il y a dans ce nouvel espace la clé de l’avenir de la politique française, pourvu que son indépendance et sa liberté d’esprit ne soient pas un mot vide de sens !

C’est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu’on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu’ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l’autre, au fond, lui ressemble et que l’engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c’est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau ! Il faut donc que l’ouverture d’esprit, le partage des responsabilités, soient une réalité. Mais cela ne se fera pas au hasard : nous allons mettre en place des processus de décision, d’intégration, qui donneront des garanties à tout le monde, et que nous définirons ensemble.

Pour préparer tout cela, voilà quel est le calendrier que je propose, dans ses grandes lignes :

dès cette semaine, je commencerai une série de réunions avec les adhérents, de l’Udf et du MoDem, dans un certain nombre de grandes régions françaises. Vous trouverez ci-dessous le calendrier de ces rencontres qui auront lieu à huis clos, donc sans journalistes, mais dont le compte-rendu précis sera disponible sur notre site.

Le 12 juillet, avant le départ en vacances de la plupart d’entre vous, je réunirai un bureau politique de l’UDF.

À la sortie des vacances, vraisemblablement à la mi-septembre -13, 14, 15, 16 septembre- nous réunirons des Assises de la Démocratie, dont le but sera de réfléchir à ce que doit être un parti politique dans notre XXI° siècle (principes d’organisation, statuts, méthodes de travail).

Fin octobre ou début novembre, sera organisé notre congrès national.

Et tout cela s’accompagnera de la préparation partout en France des élections municipales, à propos desquelles je vous adresserai une note particulière dans les jours qui viennent.


Mais nous ne devons pas oublier que le plus important, c’est le projet. Le modèle de société français et européen, confronté à la mondialisation, est en panne de futur. Il est en panne de vision. Nous avons commencé à renouveler cette vision, mais cela ne suffit pas. Ma conviction la plus profonde est que seul le projet démocrate, parce que son but est non pas matérialiste mais civique, parce qu’il vise à la conscience et à la responsabilité de tous les citoyens, est à même de répondre aux questions de notre temps, qui touchent à la condition matérielle et morale des femmes et des hommes, des familles de notre temps. Ce projet, j’entends que nous le préparions de la manière la plus profonde et la plus ouverte, associant comme je l’ai promis milieux intellectuels et citoyens, à égalité de dignité et de responsabilité. Internet et réseaux citoyens joueront un grand rôle dans ce travail profond.


Je m’adresserai régulièrement à vous dans les semaines et les mois qui viennent.

Je vous assure de mon amitié.


François Bayrou

28.06.2007

Réunion du Mouvement Démocrate à Landerneau vendredi dernier

La réunion des pré-adhérents, adhérents et sympathisants MoDem qui s'est déroulée vendredi dernier à Landerneau a balisé le chemin parcouru récemment par les idées de François Bayrou y compris depuis la fin des élections présidentielles.Après une première rencontre bretonne à Rohan où les finistériens n'étaient qu'une vingtaine ; ce sont près de 200 personnes qui sont venues pour s'informer du projet d'"université citoyenne" et avoir la restitution d'une étude, via internet, sur les attentes des nouveaux adhérents.
Cette réunion a bien démontré l'utilité d'une rencontre attendue par les "MoDem" avant même qu'un congrès soit organisé. D'ailleurs au niveau national cela se prolongera par des assises démocrates à la fin aout.
Les élémens clés de cette réunion seront repris surce blog très bientôt et notamment les modules de formation proposés ainsi que l'étude sur les nouveaux adhérents.

Démocratiquement vôtre
Jean-Pierre MARC

26.06.2007

Rejoignez le mouvement démocrate !

Nous étions plus de 200 vendredi 22 Juin au soir à Landerneau au Family répondant à l'appel notamment de Jean Pierre MARC. Les interventions furent dans l'ensemble intéressantes et il est finalement très salutaire que certains aient aussi fait part de leurs avis nuancés sur la manière d'opérer pour faire du MoDem ce parti novateur que nous appelons tous de nos voeux.

Pierre DONNART a eu raison de rappeler que la structure juridique du MoDem est encore à préciser (et à débattre !) mais il a eu tort de laisser penser que certains voulaient s'approprier le mouvement naissant. La présence de tant de personnes aura suffit à elle seule à montrer que ce sont les militants qui veulent s'approprier le mouvement et qui désigneront, le moment venu, leurs représentants. Et nous devons être fiers d'avoir dans nos rangs des élus locaux, départementaux et régionaux même ssi certains d'entre nous ont regretté leurs prises de position. Dans une structure de droit (donc non anarchique) ce sont les instances prévues à cet effet qui réglent les conflits quand il y en a. Or à ce jour, il ne semble pas qu'il y ait eu de décisions judiciaires internes condamnant telle ou telle personne ou telle ou telle décision. Donc tous les membres de l'UDF ont le droit à la parole au sein du MoDem.

vendredi 22 Juin, il a été annoncé la création de l'université citoyenne. Une dizaine de modules de formation seront proposés aux adhérents, sympathisants et au-delà aux citoyens.

Il est en effet urgent de se remettre au travail pour être en mesure de proposer partout des projets crédibles et novateurs avec des équipes renouvelées et dynamiques. La crédibilité du MoDem ne se fera pas dans la presse mais sur la base de son projet.

Moins de prises de position (contradictoires bien souvent) dans la presse et plus de travail des dossiers !

Rejoignez-nous pour travailler et débattre !

MoDem BREST : Mikael CABON

200 nouveaux adhérents se réunissent à Landerneau

Le Modem a réuni 200 personnes vendredi soir à Landerneau.

Nouveaux adhérents, préinscrits et sympathisants du nouveau parti se sont retrouvés à l’invitation des candidats du Mouvement démocrate. Ils ont été accueillis par Jocelyn Joncour (Morlaix). L’objectif de cette rencontre était de faire connaissance avec les nouveaux adhérents du parti que François Bayrou à mis sur rails et de préparer les prochaines échéances de 2008 : municipales et cantonales.

l ‘Idée est d’installer le Modem dans le Finistère et de présenter partout où cela sera possible des candidats. « Nous souhaitons avoir de nombreux candidats aux élections municipales ». Pour cela les participants ont été invités à suivre l’université citoyenne du MoDem qui a pour objet de former les futurs candidates et candidats. Emmanuel Métyvier (Morlaix) en à présenté le contenu.

De son côté Jean Pierre Marc (Plougastel) a restitué les résultats du sondage auprès des nouveaux militants et en a définit les profils, centre d’intérêt et attentes politiques. Mikael Cabon (Brest) est venu, quant à lui, dire comment il voyait l’avenir de l’UDF Mouvement démocrate comme un mouvement novateur en politique et vainqueur. A l’inverse Yves pagès, le maire de Plouzané est monté à la tribune pour dire combien il lui paraissait nécessaire de rester proche de l’UMP, car élu local il devait tenir compte des accords passés avec parti.

Emmanuel Morucci (BMO-Guipavas) a terminé en disant que le "mouvement démocrate avait vocation a devenir un grand parti autonome, indépendant et libre". Libre de sa droite et de sa gauche, mais un "parti soucieux d’être à l’écoute des citoyens, un parti de proximité et de construction d’un projet politique". Le projet du modem est pour la région, pour la France et pour l’Europe. Ses structures seront mises en place à la fin de l’été de façon a ce que les listes aux municipales puissent se préparer sur un projet clair d’ouverture et de démocratie participative.

25.06.2007

Nous allons construire ce grand courant politique dont la France a besoin


Les députés MoDem défendront le pluralisme, dit François Bayrou




PARIS (Reuters) - Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, assure que les quatre ou cinq députés de son camp s'emploieront à défendre le pluralisme dans la nouvelle Assemblée nationale.
Selon lui, au moins quatre députés MoDem ont été élus dimanche : lui-même et Jean Lassalle dans les Pyrénées-Atlantiques, Thierry Benoît en Ille-et-Vilaine et un candidat à Mayotte.
"Ce chemin politique que nous avons tracé, il existe, et les électeurs sont prêts à le choisir pourvu au moins que le mode de scrutin leur laisse le choix", a déclaré l'ancien candidat de l'UDF à la présidentielle à la presse à Morlaas, près de Pau.
Pour François Bayrou, partisan d'un retour de la proportionnelle, les députés du MoDem vont "représenter à l'Assemblée nationale tous ceux qui en sont injustement écartés, qui y ont leur place et à qui le mode de scrutin ne donne pas la représentation à laquelle auraient droit tous les citoyens français".
"Nous allons représenter ce pluralisme et cette diversité pour trouver un jour un meilleur équilibre dans notre pays", a-t-il poursuivi.
"Nous allons défendre nos concitoyens et les défendre avec cette liberté d'esprit et liberté de ton qui consiste à pouvoir approuver quand on considère que c'est juste ou au contraire à désapprouver et à s'opposer quand on considère que les choses sont injustes ou vont dans la mauvaise direction", a-t-il ajouté.
François Bayrou a évoqué l'avenir du Mouvement démocrate, parti créé le 10 mai dans la foulée de la présidentielle, où il avait recueilli 18,6% des voix au premier tour.
"", a-t-il déclaré.
"Le Mouvement démocrate dans lequel des dizaines et des dizaines de milliers de Français se sont déjà engagés, on voit ce soir qu'il peut gagner, y compris au scrutin majoritaire", a encore fait valoir François Bayrou. "Il gagnera d'autant mieux quand les scrutins seront plus justes".

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