23.01.2008

Mme Davesne de St Derrien candidate du Modem aux cantonales

Mme DAVESNE demeurant à Kerhoant à St DERRIEN est candidate aux cantonales

Elle est infirmière libérale. Son remplaçant est Ernest PENN de PLOUGOURVEST. L'équipe de campagne est constituée et est composée de : Claudio PERRONE, directeur de campagne et le mandataire financier est Jean René KERRIEN

18.01.2008

Quelle croissance ?

La parution des préconisations de la commission Attali sur la croissance est imminente.

Dans une chronique récente, Robert Rochefort (Directeur du CREDOC) soulève un point important, rarement évoqué : « Et si la réalité- plus complexe- était qu’à la différence des économies anglo-saxonnes la France n’avait pas chevillée au corps la culture de la croissance à tout prix ».
Il est peut-être possible d’avancer encore dans le débat en distinguant la croissance potentielle et la croissance souhaitable.
La croissance potentielle (strictement économique):
Nous avons globalement un taux de croissance inférieur de un point par rapport aux autres pays « développés ». Tentatives d’explications :
-Les contraintes socio-économiques : le temps travaillé, la dette du pays, le poids de l’état, expliquent, pour partie les choses. Mais il faut aller plus loin.
-Dans notre pays de culture terrienne et catholique, par opposition à la culture commerçante et protestante des pays anglo-saxons, la croissance n’est peut-être pas un but en soi ?
-La croissance comporte un facteur psychologique, qui relève de l’espoir que l’on fonde en l’avenir. Or, revenus des grandes utopies idéologiques, le développement de l’esprit laminé par le culte de l’immédiateté et de la consommation, le progrès social contrarié par la progression des inégalités, la réponse au sens même de la vie détournée par la promotion médiatique du vide, la notion de bonheur écornée par la culture du pessimisme (regardons notre cinéma !), nous nous enfonçons dans le renoncement au « goût wéberien de l’avenir ».
Une catégorie de citoyens cultive sans doute l’espoir. Ce sont les chrétiens, puisque par définition, leur logiciel de fonctionnement repose sur l’espérance ! Mais combien de divisions disponibles pour mener le combat, sinon de l’espérance, du moins de la confiance !
La croissance souhaitable :
Comme l’argent, la croissance n’est pas un but en soi. Il faut cependant souligner qu’il ne peut y avoir de progrès social sans croissance économique.
Ce postulat posé, le taux de croissance est à moduler par beaucoup de facteurs, dont les quelques principaux sont probablement :
-La préservation d’un « Développement durable » ;
-La redistribution des fruits de la croissance (si on admet que les systèmes inégalitaires seraient les plus riches en croissance, ce qui reste à démontrer…)
-Le maintien du « temps familial » : ainsi le travail du dimanche, dans le but avoué d’accroître la croissance, pose t’il de véritables questions de société.
-La protection de « l’espace de vie » : attention à l’élimination des petits commerces des centres ville (projet Attali) ; attention à la déstructuration des zones rurales (réforme Dati de la justice de proximité, hôpitaux à suivre,…), etc
-La sauvegarde des « services publics » : dans l’intérêt des plus faibles, des plus précaires.

Ce programme de sauvegarde des « structures de vie » a un coùt, et donc, probablement, un impact sur le taux de croissance « pur ». Notre société doit faire des choix. C’est de la politique, au sens noble du terme. Faire des choix politiques exige d’en expliquer les enjeux aux citoyens. Ce n’est pas le cas. Viendront donc les frustrations, et une accélération de la défiance, et donc une diminution de la croissance.
Nous allons vers des temps sombres…

Jean Louis Lossouarn

10.01.2008

La Grande Manip

En 1990, François de Closets avait intitulé ainsi un livre dénonçant l’emprisonnement du jugement des Français par divers conditionnements, dont le conditionnement politique.
De Closets écrivait :
« Trop abusés par la démagogie, celle qui flatte la générosité et non pas l’intérêt, qui mise sur l’espérance plus que sur les promesses, trop déçus par la logomachie des grands sentiments, des proclamations usurpatrices et des discours mystificateurs, les Français perdent l’art de vivre ensemble, ils désertent la vie républicaine. C’est la porte ouverte à tous les système de replis et d’exclusion, égoïsme, corporatisme, xénophobie, le recours aux solutions simplistes et expéditives, la défiance systématique vis-à-vis des institutions »

Ces craintes, déjà vérifiées ces dernières années, sont entrain de prendre un tour accéléré sous la férule de N.Sarkozy, « Maître suprême » du pays.
Depuis le 6 mai 2007 Sarkozy a mis en œuvre une très « grande manip ».

Prenons la manipulation quotidienne de la « Com. » sarkozienne ; pendant combien de temps encore la communication tiendra t’elle lieu de politique ?
-Communication (brillante) dans les discours, pour annoncer toujours plus de réformes, quelquefois peu cohérentes (ex : l’annonce de la suppression des « 35 heures » le 8 janvier, rectifiée dès le lendemain) et dont on ne connaît pas l’aboutissement…L’essentiel c’est que les Français n’aient pas le temps de réagir à chaque réforme ! Avec Sarkozy, « la fin justifie toujours les moyens » !!!
-Communication intempestive sur la vie privée, pour masquer opportunément des difficultés (ex : l’indécente escapade amoureuse en Egypte a distrait le bon peuple de la provocation infligée à notre pays par l’encombrant touriste Khadafi)
-Communication fumeuse sur « un projet de civilisation », sur la base de bonnes idées d’Edgard Morin, reprises à la sauce Guaino, et jeté à la face du pays de façon à faire diversion par rapport à deux domaines importants :
-Le ralentissement de la croissance et la baisse du pouvoir d’achat. Pour quelqu’un qui avait fait la promesse d’être « le président du pouvoir d’achat » !
-La déconstruction progressive du « contrat social français » issu de l’après-guerre 39-45.Une fois de plus Sarkozy confond la fin et les moyens : sous prétexte d’accroître l’efficacité des moyens, à travers des réformes, nécessaires, Sarkozy s’attaque, très subrepticement, mais très sûrement, à notre modèle de société, qui repose sur la responsabilité et la solidarité.

Dans des chroniques à venir, nous éclairerons par plus de détails cette « grande manip », dont les Français sont l’objet.
Le rôle du Mouvement démocrate est d’informer, d’expliquer et de résister.

François BAYROU est entré en résistance à cette « grande manip » dès le mois de mai 2007.Le 9 janvier, lors de ses vœux à la presse, il a rappelé son opposition aux « valeurs » sarkoziennes : argent-roi, luxe, pipolisation de la vie publique, communication à outrance, dépendance de l’Etat par rapport aux « riches ».

Pour l’instant le « Monarque » continue à faire des promesses et de la communication. Que fera- t’il quand la communication ne suffira plus à cacher l’absence de politique cohérente.

Etourdis de messages, les Français acceptent d’attendre encore un peu…ils commencent pourtant à comprendre et à douter.
Sarkozy devait mener le combat du renouveau de la confiance. Il est entrain d’installer le pays dans la défiance.

Il va falloir très rapidement prendre toute la mesure de la stratégie sarkozienne : « Moi ou le chaos !». Le passé a montré qu’il est toujours très dangereux pour la démocratie de faire accroire à l’homme providentiel. La déresponsabilisation qui en découle se traduit sur le moyen terme par de la frustration, une sous-valorisation des compétences, et finalement une perte de confiance. Cette situation se traduit politiquement, au mieux en immobilisme, au pire en césarisme.
Le substrat de l’alternative démocrate existe dans le pays. Il faut l’organiser, afin de présenter aux citoyens un plan de redressement du pays reposant sur la justice dans les efforts à accomplir.


Le Résistant Léonard

23.10.2007

Bayrou dit oui au traité simplifié, mais "regrette" la présence de Sarkozy au bureau de l'UMP

21.10.07 le Monde

François Bayrou a affirmé dimanche soir qu'il voterait le traité simplifié sur les institutions européennes adopté vendredi à Lisbonne, tout en "regrettant" la présence de Nicolas Sarkozy au bureau politique de l'UMP qui se réunissait en même temps sur ce thème.


"Je voterai ce traité, mais je considère qu'on a laissé en route des choses qui étaient essentielles pour l'avenir, l'idéal européen. Ne me demandez pas d'enthousiasme, je n'en ai pas", a déclaré le président du Modem, invité du "Grand rendez-vous" Europe 1/TV5/Le Monde/Le Parisien.

Il a en revanche qualifié de "faute contre la fonction" la présence du chef de l'Etat au bureau politique de l'UMP consacré dimanche soir à ce traité de Lisbonne.
Concernant le Traité simplifié qui doit être signé par les 27 pays de l'UE en décembre, M.Bayrou a estimé que si "pour la mécanique, ça va à peu près, pour l'âme c'est zéro". "On peut espérer que la mécanique pourra marcher et qu'on aura un peu moins de difficultés dans plusieurs années qu'aujourd'hui", a-t-il dit.

Cependant, a-t-il ajouté, "pour l'âme de l'Europe (...) pour définir ce que nous avons à faire ensemble, pour espérer et croire à quelque chose, là on en est très loin", regrettant notamment l'"abandon des symboles". Le traité de Lisbonne ne fait plus mention de l'élection d'un Président de l'UE, de l'adoption d'un drapeau et d'un hymne, comme le projet de Constitution européenne le prévoyait.

"Tout cela on l'a enlevé et ceux qui crient victoire c'est au fond ceux qui n'en voulaient pas" de cette Constitution, a-t-il estimé.

"Nous avons un traité de 256 pages (...) C'est fait exprès parce que beaucoup de gens veulent qu'on reste dans le domaine de l'illisible", a jugé M. Bayrou.

Concernant la présence de M. Sarkozy au bureau politique de l'UMP, l'ancien ministre l'a "regretté", considérant "que c'est une faute contre la fonction", et que "le Président de la République ne doit pas être partisan".

"La fonction exige que quelqu'un soit au dessus des partis (...) Cette fonction impose une neutralité qui devrait garantir aux Français qu'il (le Président) n'est pas plus proche des uns que des autres", a-t-il fait valoir. La réception à l'Elysée des parlementaires UMP le 3 octobre, était déjà selon lui, "un manquement" à "l'équité".