14.03.2008
Guipavas : Entre le TOUT SOCIALISTE et la liste Pailler/Habasque
Les Guipavasiens doivent faire le choix de la liste Arc en Ciel pour AGIR POUR L'AVENIR de Guipavas
La liste Guipavas Arc en Ciel (GAEC) sur laquelle figurent plusieurs membres du MoDem repart pour le second tour.
Entre la liste du Parti socialiste et celle du maire sortant Pailler/Habasque, Guipavas Arc en Ciel est une liste de génération nouvelle. Face à un PS hégémonique et une liste de droite au bilan désastreux, Guipavas Arc en Ciel (GAEC) a fait le choix de l’indépendance et de la détermination d’une vraie représentation des Guipavasiens.
Les années qui viennent feront de Guipavas, seconde ville de BMO, une ville très différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Rechercher à bien vivre à Guipavas tout en se projetant dans l’avenir, dans le respect de ce que sont les habitants de la ville c’est porter la liste conduite par Michel Kerjean (Divers Gauche) et Emmanuel Morucci (Modem) au succès dimanche prochain. Elle seule, peut permettre une véritable représentation des Guipavasiens.
Entre le tout socialiste et l'héritage du passé
En effet, voter pour la liste socialiste c’est donner un blanc seing à BMO. Les socialistes sont déjà ultra majoritaires dans la communauté urbaine. Ils imposeront ce qu’ils voudront aux Guipavasiens sans concertation (y compris la fusion des communes. C'est-à-dire faire de Guipavas un nouveau quartier de Brest) et le vrai maire de Guipavas ne sera pas A. Queffellec mais F. Cuillandre. Avec Queffellec les Guipavasiens auront le TOUT SOCIALISTE : ville, canton, Brest, BMO, Département, Région. Il n'y aura plus de place pour la diversité et l'expression des autres formes de pensée. La pensée sera unique.
En cumulant les fonctions de maire et de vice président de BMO monsieur Queffelec sera aux ordres des décisions de l’appareil socialiste mais pas de la population qu’il est déjà sensé représenter puisque élu sortant. Avec les socialistes, la concertation affichée ne sera que de façade. Ce qui se passe au Froutven, à Kermeur –Coataudon, à Kerafur sont significatifs du laissé faire par les élus sortants de l’opposition.
Quand au maire sortant, il ne laisse pas un bilan brillant. Sa liste, conduite en apparence, par son « remplaçant » Jean Habasque n’a pas reçu l’agrément de la population avec seulement 33% des voix. C’est peu pour une liste héritière d’une municipalité sortante. L’absence de projet municipal et communautaire, l’incapacité à se projeter dans l’avenir, le déficit de politique en direction de la jeunesse, de culture, de social, de soutien aux associations et aux forces économiques de la ville, l’incapacité à la concertation, font que cette liste ne correspond pas aux aspirations des Guipavasiens qui veulent tout autre chose. On savait la forme autoritaire qui présidait à l'organisation de cette liste. Actuellement elle se déchire. Certains de ses membres et pas des moindres annoncaient hier leur intention de se retirer.
La seule chance de changement à Guipavas c'est la liste Arc en Ciel
Voter pour la liste Arc en Ciel conduite par Michel Kerjean et Emmanuel Morucci c’est donner un nouveau style a la façon de faire la politique locale. C’est mettre aux bonnes fonctions les bonnes personnes. C’est élire une liste, soutenue de plus en plus largement, dont les membres soudés, s’entendent bien. Engagés, Femmes et hommes de conviction, tous sont ouverts à la concertation, à la démocratie participative et à l’idée qu’il faut placer la personne au cœur du projet municipal. Ils representent l'avenir et la représentation de Guipavas.
De plus voter massivement pour la liste Arc en ciel c’est se donner la chance qu’il y ait des élus centristes à la mairie de Guipavas et la seule chance, maintenant, qu’il y ait au moins un représentant du Modem à siéger à l'assemblée de BMO.
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03.02.2008
Promesses, tapage et désillusion
La Grande Manip
Chronique n° 4
Promesses, tapage et désillusion
Au bout de huit mois de mandat, Nicolas Sarkozy n’obtient plus dans l’opinion qu’un taux d’adhésion de 41% (dernier sondage de TNS-d’autres enquêtes de la même période lui donnent autour de 45% d’opinions favorables).
Fichtre ! Quelle décrépitude accélérée !
Surtout pour l’homme qui allait faire de la politique comme on n’avait pas fait de politique depuis…Napoléon 1er ! Giscard, Mitterrand, Chirac, des misérables qui n’ont rien compris à la manière dont on dirige un pays !
Surtout pour l’homme qui allait provoquer dans le pays « un choc de confiance » !
Surtout pour l’homme qui annonçait la rupture et les temps nouveaux pour le pays…
Le Résistant Léonard pointe trois raisons principales à cette catastrophe annoncée :
-Les promesses non tenues
-l’exhibition de la vie privée
-La fin d’un fantasme
« Les promesses aux trousses »
Sarkozy avait axé sa campagne sur les sujets racoleurs de la sécurité et l’argent. S’agissant de l’argent, le candidat, outre le slogan tapageur et ravageur « Travailler plus pour gagner plus », a eu une saillie verbale digne de tout postulant radical-socialiste au pouvoir : « Je serai le président du pouvoir d’achat ! ».
Sept mois plus tard (seulement sept mois plus tard !) notre hardi président avoue son incapacité en matière d’amélioration du pouvoir d’achat !
Etonnement chez les Français ! Frustration du peuple, qui se sent dupé. Dégringolade logique dans les sondages…
D’autant que les Français savent, ou sentent confusément -dans la valse permanente des annonces élyséennes, il est difficile de se retrouver- que beaucoup de réformes dites réalisées ne sont que des pâles copies de ce qui avait été annoncé (exemples, parmi d’autres : la réforme de l’université, le service minimum)
C’est donc toute la question de la nocivité des promesses électorales qui est posée.
François BAYROU, dont une des marques de la campagne avait été de faire peu de promesses, écrivait dans « PROJET d’ESPOIR» (page 95), au sujet de la dette du pays (domaine dans lequel Sarkozy restera peut-être vis-à-vis de l’histoire, l’homme qui aura fait basculer la France définitivement dans le déclin)
« Il est d’autant plus immoral d’ignorer la gravité de cette question (la dette du pays) et de conduire des campagnes électorales en continuant de promettre, en dépensant des dizaines de milliards par anticipation, dont nous n’avons pas le premier sou. Ce sont des chèques en bois, ou des chèques tirés sur le compte des plus jeunes d’entre nous, que seule l’ignorance des réalités empêche de manifester sous les fenêtres des candidats démagogues »
Dans le domaine des promesses électorales, Sarkozy aura été le petit empereur de la Grande Manip.
« Les Feux de l’amour ».
Les chroniqueurs de la presse « people » se sont régalés, et se régaleront encore.
Des journalistes politiques font remarquer que, pour un chef d’état, une vie de couple tumultueuse n’est jamais sans conséquence sur la conduite du pays.
Bon nombre de Français font comprendre, à travers les études d’opinion, qu’ils font le lien entre la nécessaire sérénité de la fonction présidentielle et la stabilité sentimentale du titulaire du poste.
La version élyséenne des « Feux de l’amour », en diffusion permanente à la télé, agrémenté d’une version papier dans les kiosques, a donné à beaucoup de Français, pour la première fois, comme un doute sur la compatibilité de l’homme élu président avec le sérieux requis pour la fonction.
« La Grande illusion ».
Nicolas Sarkozy a été élu sur la base de la Grande Manip de la Rupture (voire chronique 3).
Mais la vérité finit toujours par apparaître.
Il s’avère de plus en plus que l’activisme (le « mouvement perpétuel ») de l’hyperprésident, son mode de gouvernance absolutiste, ont pour objet de dissimuler l’indigence de la vision et la carence de la méthode.
De plus en plus de Français ont un doute sur le casting.
Pour la première fois depuis le 6 mai 2007, une majorité de Français se demandent si N.Sarkozy est l’homme de la situation. C’est la fin d’un fantasme. Un fantasme créé de toutes pièces par la Com.sarkozyenne, qui nous avait seriné, sur tous les modes, que l’Alto-Séquanais était l’homme providentiel dont le pays avait besoin.
Déception, doute des Français, devant un homme sans doute capable de superposer mécaniquement des petites réformes, mais qui n’a pas de projet pour la France.
Cette désillusion croissante aura des conséquences néfastes sur la confiance nécessaire au redressement économique et sur l’intérêt porté par les Français à la politique.
Cette chronique poursuit deux objectifs :
-Informer sur les dérives en cours du pouvoir.
-Montrer qu’une action politique qui n’est pas basée sur la sincérité des intentions et sur la vérité du langage est vouée à l’échec.
Les vrais démocrates, ceux qui veulent que la vérité soit dite aux Français, ceux qui ne veulent pas d’une société dont le fondement est seulement l’argent, ceux qui veulent que les Français soient associés aux décisions qui les concernent, ceux qui privilégient l’action dans la durée aux exploits « sondagiers » et électoralistes, ceux qui veulent mettre en œuvre un programme politique basé sur la justice et la solidarité, ceux qui, enfin et surtout, veulent mettre l’homme au centre de l’action politique, ceux-là veulent, avec François BAYROU, résister.
Le Résistant Léonard
18:38 Publié dans Expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, finistère, municipales, brest, lesneven, landivisiau, landerneau
28.01.2008
Jean Jestin candidat du MoDem
Il y aura un candidat du MoDem dans le canton de Lesneven. Jean Jestin a décidé de se présenter. l'équipe du Modem de la 5eme circonscription lui présente ses voeux et ses encouragements. Bravo Jean.
Le Modem va présenter plusieurs de ses candidats dans les cantons de la circonscription dans les jours venir.
10:40 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem lesneven, finstère, Brest, Municipales, cantonales, BMO, guipavas
27.01.2008
Interview de François Bayrou (hebdomadaire l'Express)
À quoi pouvez-vous servir aujourd’hui ?
À y voir le plus clair possible sur ce que la France est en train de vivre. Et à préparer un autre projet de société.
- Comment définiriez-vous le Sarkozysme ?
- D’abord un projet politique : l’alignement de la France, le plus vite possible, sur le modèle de société qui domine la mondialisation, le modèle américain. Ensuite, une conception du pouvoir, qui tire la fonction présidentielle vers le star system, la société du spectacle, et la connivence avec les puissants, les plus riches et les plus célèbres. Et au fond, sur ces deux points, je défends l’exact contraire : contre le modèle dominant dans le monde, l’avenir du modèle républicain français, et contre le pouvoir spectacle, la confiance aux citoyens.
- À quoi identifiez-vous le modèle américain ?
- On dit américain pour faire image. Mais ce modèle avance partout. Et il a trois traits principaux. Il est inégalitaire par principe. Il est matérialiste. Et sa démocratie est dévorée par la com’, la démagogie people.
- Commençons par ce que vous appelez « l’inégalité croissante »…
- C’est un basculement de l’histoire. Depuis le milieu du dix-neuvième siècle, on vivait dans tout l’occident avec l’idée que le progrès allait faire reculer les inégalités. Et cette idée transcendait tous les clivages politiques. Mais au tournant des années 80, sans qu’on s’en aperçoive clairement, un autre modèle a pris le pouvoir, une autre idéologie, pour qui le vrai moteur du progrès, ce sont les inégalités. Il est donc vain de prétendre les faire reculer. Au contraire, il faut les légitimer ! Ainsi le monde financier fait des fortunes foudroyantes, l’imposition sur les successions disparaît, le dumping fiscal règne en maître, pour mettre ces inégalités à l’abri de l’État. Ne vous trom-pez pas : en termes matériels, ce modèle a été extraordinairement efficient. Mais, au bout du chemin, il ruine l’idée de société, du vivre ensemble.
- Quels sont les ressorts de ce modèle de société ?
- Il repose sur un système de valeurs selon le-quel l’argent est la mesure du succès. Nicolas Sarkozy le répète sans cesse : il veut « réconcilier la France avec l’argent », parce que argent = réussite. Pour séduire et dompter l’esprit des citoyens, le moyen c’est la com-munication : les politiques se comportent comme les vedettes du show-bizz, mettant en scène du pathos, des amitiés avec des vedettes, des amours en roman-photo. Le but est de détourner l’attention des citoyens, pour que, aveuglés par les flash et les projecteurs, ils ne regardent plus l’essentiel. S’y ajoute la connivence entre puissances financières, médiatiques et pouvoir politique. Là encore, le modèle est américain. Aux Etats-Unis, l’argent influence le pouvoir par le financement des campagnes. Chez nous, c’est via les groupes de médias que son influence se déploie. Je crois que Nicolas Sarkozy a très tôt compris la puissance de telles ententes et décidé de s’en faire le complice, ou l’instrument. C’est la signification de l’incroyable nuit du Fouquet’s, de l’étalage de yachts et d’avions. Pour moi, tout cela, ce n’est ni la République, ni la France.
- Vous utilisez souvent, à propos de Nicolas Sarkozy, l’adjectif « puéril ». Diriez-vous qu’il est un président puéril ?
- Parfois. S’il est une fonction qui exige la sagesse, c’est la fonction présidentielle. « Du passé, faisons table rase », on sait depuis longtemps que ça ne marche pas, même les révolutions n’y parviennent pas. J’ai entendu, par exemple, annoncer qu’on allait tout remet-tre en cause dans l’organisation de l’hôpital. Une fois de plus ! On a fait quatre ou cinq lois de suite et la dernière n’est toujours pas digérée. On va recommencer ? De même, remettre en cause les principes de la laïcité, c’est ouvrir la boîte de Pandore. Prétendre que l’on peut tout changer à la fois, entreprendre toutes les réformes en même temps, alors que la so-ciété est si complexe, cela a un côté enfantin. Montherlant a donné à l’une de ses pièces un titre tiré de la Bible : « la ville dont le prince est un enfant ». Mais le vrai texte de l’Ecclésiaste, c’est : « malheur à la ville dont le prince est un enfant. »
- Mais il redéfinit la fonction présidentielle…
- Ma vision est tout autre : la fonction prési-dentielle, ce n’est pas s’occuper de tout, mais de l’essentiel. Ce n’est pas « je communique à tout va », mais « j’inspire confiance », c’est s’arrêter pour réfléchir, c’est se protéger et pro-téger le pays contre l’actionnite désordonnée. Laisser à d’autres le court terme et penser le long terme. Ce type de président, un président sage, manque cruellement à la France.
- Quelles sont aujourd’hui vos relations per-sonnelles avec le Président ?
- Je n’ai avec lui aucun problème personnel. Je n’en ai jamais eu. Il y a des côtés de sa personnalité qu’il m’arrive de trouver sympathiques. Il le sait, je le lui ai dit. Mais j’ai un problème politique de fond qui tient aux valeurs de son projet, et à sa manière de concevoir le pouvoir. Et une divergence sur les valeurs, c’est plus grave et plus profond qu’un désaccord sur les programmes.
- Par sa parole au moins, estimez-vous que le chef de l’État provoque une rupture ?
- Je juge davantage les faits que les mots. Je sais que l’on peut mettre les mots à toutes les sauces. On peut sortir des citations époustou-flantes pour dire le contraire de ce qu’on fait. Camus a une phrase magnifique. Il dit : « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Par exemple, à quoi bon dire « politique de civilisation » quand précisé-ment on abandonne la civilisation face au ma-térialisme ambiant ? À quoi bon parler de « démocratie exemplaire » quand la réalité c’est la fin de la séparation des pouvoirs et la prise de contrôle des médias par une entente de groupes connivents ?
- En matière de politique économique, repro-chez-vous à Nicolas Sarkozy d’être trop libéral ou pas assez ?
- Ce qui domine, c’est la confusion. Il y des annonces dans tous les sens et peu de visibili-té dans sa politique économique. La vertu du libéralisme, ce sont des règles précises et ri-goureuses : la séparation des pouvoirs, l’équilibre entre les pouvoirs, l’interdiction de mélanger l’État et l’économie. Aucune de ces règles n’est respectée en France. Quand il an-nonce qu’il va faire voter une loi pour imposer aux entreprises de distribuer aux salariés un tiers de leurs profits, c’est faire comme si les entreprises étaient toutes les mêmes ! Vous voyez Total distribuer à ses salariés 4 mil-liards d’Euros ? En revanche, reporter aux calendes grecques l’effort sur le déficit et sur la dette, alors qu’il pouvait y avoir un consensus national sur cette question, c’est faire une faute. Choisir la facilité sur cette question, c’est une faute qui marquera le début du quin-quennat.
- Quand vous l’entendez affirmer à propos du pouvoir d’achat qu’il ne peut pas « vider des caisses déjà vides », traduisez-vous que l’heure du renoncement a sonné ?
- C’est simplement la revanche de la réalité face à des promesses purement et simplement intenables.
- Revendiquez-vous l’étiquette de « premier opposant à Nicolas Sarkozy » ?
- Ce genre de cliché ne m’intéresse pas. Je ne suis pas un opposant mécanique, systémati-que. Simplement, je ne cède pas un pouce de terrain, quoi qu’il m’en coûte, quand je consi-dère que l’essentiel est en jeu.
- Êtes-vous à équidistance de l’UMP et du PS ?
- Leur perpétuelle opposition est d’un autre temps. Regardez la crise des socialistes. Re-gardez la mise en scène de Blair par l’UMP. La question qui va venir, si je ne me trompe pas, est celle de la reconstruction, sur des ba-ses saines, du modèle républicain français. Et ce jour-là, il faudra des reconstructeurs venus de tous les grands courants de la démocratie française.
- Divisions à Paris, Lyon, Strasbourg… Le MoDem c’est « moins on est nombreux, plus on se dispute » ?
- C’est vrai que l’arrivée de dizaines de milliers d’adhérents nouveaux, exigeants, c’est un changement de culture. Mais pour moi, c’est un bonheur. Et dans toutes ces villes, au bout du compte, nous serons présents, autonomes et rassemblés.
- Si vous échouez aux municipales de Pau, arrêtez-vous la politique ?
- Je n’ai pas l’intention d’échouer. Mais je n’en fais pas un test national. C’est une ville à qui on ne parle pas comme à une autre. Pour vous, c’est une ville moyenne, de province. Mais pour nous, c’est une capitale, qui a une grande histoire et je crois un grand avenir. Nous, nous la regardons avec d’autres yeux. Nous avons besoin que la ville se porte bien, qu’elle vise haut. Chez nous, il y a une fierté. La ville a eu une grande histoire d’amour avec quelqu’un qui sortait de l’ordinaire, André Labarrère. Elle sait que c’est le moment pour elle d’en commencer une autre. Mais elle veut que ce soit une autre grande histoire. Pas du banal. Vous voyez, ce n’est pas de la politique comme vous l’entendez. C’est plus humain. Et je vais y mettre, ces prochaines années, toutes mes forces.
- Ségolène Royal est-elle aujourd’hui pour vous une alliée ou une rivale ?
- Ma situation n’est pas facile, la sienne non plus. Je trace un chemin nouveau. Son chemin, plus classique, est barré par une crise grave. La crise du PS est dans son nom même. Imaginez-vous un responsable du PS venir à la télé et déclarer : « l’avenir de la France, c’est le socialisme ! » Si vous ne pouvez pas prononcer une telle phrase, alors vous ne pouvez plus vous appeler Parti Socialiste… Et derrière cela, il y a la question des alliances. Pour moi, je n’ai pas ce type de question : si la désillusion est à la mesure de ce que je crois, il faudra que tous les recons-tructeurs se réunissent. Il faudra faire travailler ensemble des démocrates, des socialistes, des républicains, y compris de droite, par exemple des gaullistes qui sont aujourd’hui plein de doutes et de questions.
- Il y a un an, vous vous apprêtiez à décoller dans la campagne présidentielle. Qu’avez-vous raté pour ne pas être au second tour ?
- L’obstacle que je n’ai pas réussi à franchir, je le connais. C’est le remords du 21 avril 2002, qui pesait si fortement sur la gauche. Beaucoup d’entre eux, au fond, savaient que Ségolène Royal serait battue. Mais ils ne supportaient pas l’idée que le PS soit absent, pour la deuxième fois, du second tour. Dans l’avenir, la question se posera différemment.
- Une chose que Nicolas Sarkozy vous a apprise ?
- Le mouvement perpétuel. Mais pour aller où ?
- De Ségolène Royal ?
- Que l’image ne suffit pas.
- Une chose que vous apprend Barak Obama ?
- Si l’on veut offrir une alternative, il faut se tenir loin du système qu’on veut remplacer.
12:58 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem 5e circonscription du Finistère, municipales, Lesneven, Landerneau, landivisiau, Plouguerneau, guipavas
23.01.2008
Mme Davesne de St Derrien candidate du Modem aux cantonales
Mme DAVESNE demeurant à Kerhoant à St DERRIEN est candidate aux cantonales
Elle est infirmière libérale. Son remplaçant est Ernest PENN de PLOUGOURVEST. L'équipe de campagne est constituée et est composée de : Claudio PERRONE, directeur de campagne et le mandataire financier est Jean René KERRIEN
11:44 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem Guipavas, brest, BMO, landerneau, landivisiau, municipales
18.01.2008
Quelle croissance ?
La parution des préconisations de la commission Attali sur la croissance est imminente.
Dans une chronique récente, Robert Rochefort (Directeur du CREDOC) soulève un point important, rarement évoqué : « Et si la réalité- plus complexe- était qu’à la différence des économies anglo-saxonnes la France n’avait pas chevillée au corps la culture de la croissance à tout prix ».
Il est peut-être possible d’avancer encore dans le débat en distinguant la croissance potentielle et la croissance souhaitable.
La croissance potentielle (strictement économique):
Nous avons globalement un taux de croissance inférieur de un point par rapport aux autres pays « développés ». Tentatives d’explications :
-Les contraintes socio-économiques : le temps travaillé, la dette du pays, le poids de l’état, expliquent, pour partie les choses. Mais il faut aller plus loin.
-Dans notre pays de culture terrienne et catholique, par opposition à la culture commerçante et protestante des pays anglo-saxons, la croissance n’est peut-être pas un but en soi ?
-La croissance comporte un facteur psychologique, qui relève de l’espoir que l’on fonde en l’avenir. Or, revenus des grandes utopies idéologiques, le développement de l’esprit laminé par le culte de l’immédiateté et de la consommation, le progrès social contrarié par la progression des inégalités, la réponse au sens même de la vie détournée par la promotion médiatique du vide, la notion de bonheur écornée par la culture du pessimisme (regardons notre cinéma !), nous nous enfonçons dans le renoncement au « goût wéberien de l’avenir ».
Une catégorie de citoyens cultive sans doute l’espoir. Ce sont les chrétiens, puisque par définition, leur logiciel de fonctionnement repose sur l’espérance ! Mais combien de divisions disponibles pour mener le combat, sinon de l’espérance, du moins de la confiance !
La croissance souhaitable :
Comme l’argent, la croissance n’est pas un but en soi. Il faut cependant souligner qu’il ne peut y avoir de progrès social sans croissance économique.
Ce postulat posé, le taux de croissance est à moduler par beaucoup de facteurs, dont les quelques principaux sont probablement :
-La préservation d’un « Développement durable » ;
-La redistribution des fruits de la croissance (si on admet que les systèmes inégalitaires seraient les plus riches en croissance, ce qui reste à démontrer…)
-Le maintien du « temps familial » : ainsi le travail du dimanche, dans le but avoué d’accroître la croissance, pose t’il de véritables questions de société.
-La protection de « l’espace de vie » : attention à l’élimination des petits commerces des centres ville (projet Attali) ; attention à la déstructuration des zones rurales (réforme Dati de la justice de proximité, hôpitaux à suivre,…), etc
-La sauvegarde des « services publics » : dans l’intérêt des plus faibles, des plus précaires.
Ce programme de sauvegarde des « structures de vie » a un coùt, et donc, probablement, un impact sur le taux de croissance « pur ». Notre société doit faire des choix. C’est de la politique, au sens noble du terme. Faire des choix politiques exige d’en expliquer les enjeux aux citoyens. Ce n’est pas le cas. Viendront donc les frustrations, et une accélération de la défiance, et donc une diminution de la croissance.
Nous allons vers des temps sombres…
Jean Louis Lossouarn
21:42 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem Guipavas, brest, BMO, landerneau, landivisiau, municipales
21.12.2007
Investiture du MODEM à Emmanuel Morucci pour les municipales à Guipavas
Mercredi 19 décembre, Emmanuel MORUCCI a été investi par le Mouvement Démocrate (MODEM), parti mené par François BAYROU, pour les élections municipales de Guipavas.
Candidat aux législatives de 2007 dans la 5ème circonscription du Finistère, Emmanuel MORUCCI est sociologue, consultant, formateur et chargé de cours à l’Université de Bretagne occidentale. Il est président de la Maison de l’Europe, de Brest et Bretagne ouest
Depuis déjà plusieurs semaines, l’équipe de MODEM construit son projet pour Guipavas.
La liste qui devrait être prochainement rendue publique, sera une liste de large ouverture, dépassant les frontières du seul MODEM. Emmanuel MORUCCI rappelle ainsi que « Si les membres du MODEM sont fiers de s’engager clairement en tant que tels, ils sont heureux de pouvoir participer à une liste de grande ouverture dans laquelle la recherche des compétences prime très clairement sur le souci de défendre une ligne idéologique. »
Par ailleurs Emmanuel MORUCCI insiste sur le travail collectif qui doit être mené. « Il ne s’agit pas de proposer une tête de liste aux Guipavasiens mais une équipe qui aura le souci d’un véritable dialogue et de la complémentarité. »
Ainsi, émerge une équipe qui ne sera ni de droite ni de gauche mais, simplement, constituée de Guipavasiens soucieux de veiller au développement harmonieux de la ville, au sein de l’agglomération brestoise.
L’équipe du MODEM et ses partenaires entendent veiller à la prise en compte des exigences de cadre de vie, de sécurité et de lien social des habitants. En particulier, l’écoute des riverains de toute nouvelle opération apparaît comme une priorité. Enfin, la sauvegarde de l’identité guipavasienne à travers ses différents quartiers (Coataudon, Le Douvez, le Bourg…), ses différentes activités (agricoles, commerciales, industrielles…) sera l’objet de la plus grande vigilance.
l'équipe Modem de Guipavas
08:55 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales, Guipavas, Modem, Morucci, Brest, Bretagne
17.09.2007
Les étapes de la création du MoDem
6 mai 2007 : après le second tour de l’élection présidentielle, François Bayrou, président de l’UDF, annonce la création d’un nouveau parti : le Mouvement démocrate.
10 mai : conseil national de l’UDF, qui « appelle à la constitution d’une force politique nouvelle », le Mouvement démocrate, « et présentera ses candidats aux élections législatives avec cette étiquette ».
10-17 juin : après les élections législatives, le Mouvement démocrate dispose de quatre élus (Abdoulatifou Aly, François Bayrou, Thierry Benoit, Jean Lassalle). Les UDF ralliés à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy fondent le Nouveau Centre, avec trois ministres (Hervé Morin, André Santini, Valérie Létard) et vingt et un députés.
12 juillet : bureau politique de l’UDF sans les membres ayant participé à la création du Nouveau Centre, les statuts de l’UDF interdisant la double appartenance.
13-16 septembre : Forum des démocrates à Seignosse, la majorité des participants sont des nouveaux adhérents non issus de l’UDF.
25-26 novembre : un congrès de l’UDF et de Cap 21 (Corinne Lepage) déciderade la fusion ou non au sein du Mouvement démocrate, puis un congrès fondateur du Mouvement démocrate aura lieu.
Le rapport de force au centre
L’UDF comptait 30 000 adhérents. Le Mouvement démocrate revendique « 45 000 nouvelles adhésions depuis le 1er juin » et le Nouveau Centre 5 000.
09:21 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem; udf, morucci, brest, guipavas, politique, municipales
13.09.2007
Municipales : "une ligne générale d'autonomie"
François Bayrou souhaite maintenir "une ligne générale d'autonomie" pour les élections municipales, affirmant ne pas être dans "une perspective de ralliement" à la majorité présidentielle. Interrogé sur les alliances possibles du MoDem aux prochaines municipales, M. Bayrou vise la présence de son parti "la plus large possible dans le plus grand nombre de villes et, évidemment, tout dépend dans ces villes de la situation locale". "Il y a des villes où nous sommes déjà dans une majorité et une majorité qui marche bien. Et il y a des villes qui méritent une gouvernance nouvelle.
Notre ligne générale sera l'autonomie. Et ensuite, nous étudierons la situation ville par ville", ajoute-t-il.
Selon le leader centriste, "une fois l'indépendance trouvée et prouvée, il est tout à fait possible de nouer des alliances parce que personne ne doit avoir comme but de gouverner seul".
François Bayrou indique vouloir que "des équipes où tous les grands courants d'une ville" soient représentées. "Je défendrai tant que je le pourrai l'idée de majorités locales ouvertes et de rassemblement", affirmet-il.
François Bayrou fera sa rentrée politique devant les adhérents de l'UDF-MoDem à Seignosse(Landes), de vendredi à dimanche. Ce "Forum des démocrates" sera le premier grand rendez-vous du leader centriste avec ses supporters depuis les législatives de juin.
11:15 Publié dans Actualité du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem; udf, morucci, brest, guipavas, politique, municipales





